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Les trois piliers de l'investissement durable

Posted on November 28, 2019 at 5:15 AM Comments comments (3539)
Afin d’identifier les entreprises les mieux placées pour tirer parti des opportunités considérables de la révolution durable, notre approche repose sur trois piliers. 

Elle évalue la durabilité du modèle financier, des pratiques de l’entreprise et du modèle économique d’une entreprise. 

Notre approche intégrant trois piliers de durabilité d’une entreprise :

1. Durabilité du modèle financier :

Le point de départ de tout investissement dans une entreprise est sa viabilité financière, quelle que soit la classe d’actifs envisagée.
Pour les actions, par exemple, nous cherchons à identifier les sociétés capables de générer des rendements économiques excédentaires. Pour ce faire, nous pensons qu’elles doivent pouvoir optimiser le capital, générer de la trésorerie et équilibrer leurs comptes indépendamment des marchés de capitaux.
Pour le crédit, nous évaluons la solvabilité globale des sociétés en analysant leurs données financières afin de pouvoir apprécier la qualité de leur crédit, sur la base des fondamentaux et leur capacité à rembourser et à refinancer leurs dettes. 
Contrairement aux indices traditionnels pondérés par la capitalisation boursière,
notre point de départ est la qualité de la dette et non son volume. 

2. Durabilité des pratiques de l’entreprise :

Nous sommes convaincus que, pour créer de la valeur à long terme, une entreprise doit prendre en compte l’ensemble de son écosystème de partenaires, qui comprend les régulateurs, ses actionnaires, ses salariés, ses clients et ses fournisseurs, l’environnement et 
sa communauté locale.

 En d’autres termes, une entreprise doit se concentrer autant sur 
ses pratiques que sur ses performances financières. 

Nous pensons que ces pratiques contribuent à la performance financière au même titre que les revenus ou les coûts.
Encourager la diversité hommes/femmes, appliquer les meilleures pratiques en matière de constitution du conseil d’administration, mettre en œuvre des politiques robustes en faveur de la santé et de la sécurité des collaborateurs ou encore contribuer à la diminution de l’impact sur l’environnement sont autant d’éléments déterminants des pratiques d’une entreprise.

Nous prenons en compte plusieurs critères de mesure pour évaluer et analyser la durabilité des pratiques d’une entreprise :

Les mesures sur le long terme – l’approche ESG (Environnement, Social et Gouvernance)

Nous analysons 115 points de données différents, identifiables et crédibles, avec nos gérants de fonds, pour déterminer si les compagnies appliquent les meilleures pratiques en termes environnemental, social et de gouvernance, si elles réalisent des adaptations significatives en période de transition et si leurs pratiques d'entreprise sont alignées en vue de l’évolution vraisemblable des réglementations futures.

Nous collectons, vérifions et traitons un grand nombre de données brutes relatives aux pratiques d’une entreprise. Nous recueillons des données non financières aussi précises que possible auprès de nombreuses sources traditionnelles et moins courantes. 
Nos gérants de portefeuilles intègrent ensuite ces données à leur processus d’investissement.

Les données brutes nous permettent également d’effectuer d’autres analyses prospectives et de déterminer si une entreprise se contente de parler, si elle agit ou si elle fait déjà partie des champions en matière de durabilité.

Les mesures à court terme – l’exposition aux controverses

Nous examinons l’exposition des sociétés aux controverses et la gravité de ces problématiques dans le cadre de la gestion des risques des portefeuilles.

Les mesures d’impact

Nous considérons les émissions de carbone et la consommation d’eau pour une entreprise donnée. Cela nous aide à comprendre comment les entreprises essaient d’améliorer leurs pratiques opérationnelles dans une économie confrontée aux défis de réduction des émissions carbone et de la préservation de l’eau. 

3. Durabilité du modèle économique :

Nous observons la durabilité du modèle économique d’une entreprise dans un contexte de transformation à long terme de l’économie mondiale vers un modèle plus durable. 

Comment la compagnie est-elle positionnée pour exploiter les opportunités offertes par ce mouvement ? 

Cette analyse prospective est essentielle pour comprendre si la performance d’une compagnie est durable à long terme. 
Elle prend comme point de départ les tendances générales qui façonneront nos résultats économiques et sociaux sur cette période.

Nous pensons que cinq tendances majeures sous-tendent la révolution 
du développement durable :

✔ Les évolutions démographiques
✔ Le changement climatique
✔ Les ressources naturelles
✔ La révolution numérique
✔ Les inégalités

Pour chacune de ces tendances, nous évaluons les développements futurs probables afin de mieux comprendre quels secteurs seront touchés et comment. 

Cette approche nous permet d’identifier des opportunités que nous pouvons exploiter au travers de thématiques d’investissement.

la révolution durable.

Posted on November 28, 2019 at 5:04 AM Comments comments (2217)
La notion de durabilité est le plus souvent associée au changement climatique, mais elle va bien au-delà de cette problématique par ailleurs très importante. 

Afin de répondre aux enjeux des évolutions démographiques, du vieillissement de la population mondiale, de l’épuisement des ressources naturelles, de la numérisation et des inégalités croissantes, nous devons modifier nos modèles économiques, sociaux et de gouvernance. 

Nous devons dès lors, repenser fondamentalement les normes établies dans les secteurs du transport, de la chaîne alimentaire, de la santé, de l’enseignement, de la gestion des données et des infrastructures.

Aucun pays ou secteur, aucune entreprise ou aucune classe d’actifs ne pourra s’y soustraire.


Depuis un certain temps, notre modèle de société est confronté à des défis mondiaux sur une large échelle :

✔ Modification de notre environnement à cause du changement climatique.

✔ Evolution démographique liée à l’accroissement, au vieillissement et à la mobilité de plus en plus élevée de la population. 

✔ Epuisement des ressources naturelles dû à l’augmentation de la population.

✔ Développement rapide de la numérisation et de l’interconnectivité perturbant les modèles sociétaux, de gouvernance et de consommation traditionnels.

✔ Inégalité croissante, sous toutes ses formes, qui fragilise d’ores et déjà la stabilité géopolitique de l’après Deuxième Guerre mondiale.

Aujourd’hui plus que jamais, nous devons nous adapter pour faire face à ces enjeux.

Assurance emprunteur : faciliter la résiliation annuelle

Posted on January 15, 2019 at 6:11 AM Comments comments (210)

Le droit à la résiliation annuelle de l’assurance emprunteur est encore largement méconnu et peu appliqué. 

Afin d’en élargir l’application, il est désormais prévu que cette résiliation s’applique à la date anniversaire de la signature de l’offre de prêt par l’emprunteur. 
La réforme Bourquin votée en décembre 2017 doit permettre aux emprunteurs de faire jouer la concurrence pour réduire le coût de leur crédit et de l’assurance de leur prêt immobilier. 

Le principe : 
un droit de résiliation annuel au profit d’une offre jugée plus attractive. Des précisions apportées par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) devraient permettre une application  plus satisfaisante de cette mesure. 

Ouvrir le marché à la concurrence :
Une série de mesures a permis de libéraliser le marché de l’assurance emprunteur. 
Depuis la loi Lagarde de 2010, l’emprunteur peut choisir librement son assurance dès lors qu’elle présente des garanties équivalentes à celles proposées par l’assurance de la banque, conformément à la pratique de la délégation d’assurance. 
Ensuite, la loi Hamon de 2014 a mis en place une période de 12 mois après la signature du prêt immobilier pendant laquelle les emprunteurs peuvent renégocier leur contrat.

Le vote de l’amendement Bourquin en 2017, dans le cadre de la loi Sapin II achève de libéraliser le secteur en instaurant un droit de substitution annuel au contrat d’assurance emprunteur. 
Effective depuis le 1er janvier 2018, cette réforme permet à l’ensemble des emprunteurs de changer chaque année d’assurance de prêt au moment de la date anniversaire de la signature de leur contrat. 

Un bilan décevant :
Ces différentes mesures n’ont pas eu l’impact escompté souligne l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), dans le bilan du marché de l’assurance emprunteur qu’elle a dressé en novembre 2018.  

En 2017, 87,5% des emprunteurs étaient assurés dans le cadre d’une assurance groupe en 2017, un chiffre en régression par rapport à 2016. 

Les demandes de résiliation n’augmentent pas. 

D’après le courtier Meilleurstaux.com, le droit à la résiliation annuelle ouvert par la réforme Bourquin semble encore largement méconnu par les principaux intéressés, faute d’une information suffisante. 

Fin 2018, les demandes de changement d’assurance emprunteurs présentées dans le cadre de la loi Hamon représentaient 12% des dossiers traités par le courtier, alors que celles présentées dans le cadre de la réforme Bourquin  8% des dossiers. 

Des manœuvres dilatoires :
Dans son bilan l’ACPR pointe la persistance au sein du secteur bancaire de pratiques de nature à décourager 
les emprunteurs ou à différer la date du changement de contrat sollicité. 
Délai de réponse trop long, information sur la liste des critères de l’équivalence des garanties peu accessible, etc…, les banques multiplieraient les manœuvres dilatoires pour conserver leur monopole de fait sur ces contrats. 

Dans le cadre de la réforme Bourquin la faculté de résiliation et de substitution du contrat d’assurance emprunteur tout au long de la durée du prêt immobilier peut être exercée moyennant le respect d’un préavis 
d’au moins deux mois avant la date d’échéance de ce contrat. 
Or, dans la pratique, cette faculté de résiliation se heurte à une difficulté car la plupart des contrats d’assurance-emprunteur ne comportent pas de date d’échéance. 

Une mesure de simplification :
A la suite d’une large concertation de place qui a permis de faire converger les approches des assureurs, 
des établissements de crédit, des intermédiaires et des consommateurs, le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a adopté, en novembre 2018, une date unique pour l’échéance des contrats:
la date anniversaire de la signature de l’offre de prêt par l’emprunteur. 
Cette date s’appliquera à tous les contrats, en cours et à venir, sauf demande du client pour une autre date, si elle existe contractuellement. 

Ce choix présente l’avantage d’une réelle simplification puisque cette date peut être facilement identifiée par l’ensemble des acteurs.
Afin de permettre à tous les établissements de mettre à jour, si nécessaire, leurs systèmes d’informations, 
ce dispositif sera effectif au plus tard au second semestre 2019.

Votre retraite à évaluer

Posted on December 17, 2018 at 4:33 AM Comments comments (451)
Calculer votre retraite à partir de votre parcours ? 

Les parcours professionnels ne sont pas tous linéaires. 

Vous-même, vous avez peut-être cotisé à plusieurs régimes : 

à qui vous adresser ? Comment votre retraite sera-t-elle calculée ?



Vous relevez de plusieurs régimes : comment le savoir ? 

Grace à la loi Fillon, à partir de 35 ans chacun reçoit désormais tous les 5 ans son relevé individuel de situation.

 Et à partir de 55 ans une Estimation indicative globale.

 Ils récapitulent l’ensemble des droits que vous avez acquis dans vos différents régimes de retraite obligatoires de base et complémentaires. 

Cela vous permet de savoir à quel(s) régime(s) vous êtes affilié. 

Par exemple, vous avez travaillé dans une municipalité et cotisé à l’IRCANTEC (institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'État et des collectivités publiques).

Puis, vous êtes devenu salarié et vous avez cotisé aux régimes de base et complémentaire Arrco. Désormais, vous êtes passé dans le Régime social des indépendants (RSI), devenu depuis le 1er janvier 2018, le régime Sécurité sociale des indépendants. 

Vous devrez faire différentes demandes pour devenir « polypensionné » c’est-à-dire un retraité percevant des pensions issues de régimes professionnels différents.     

A qui vous adresser ?
  • Vous avez été affilié au régime général, au régime agricole et/ou au régime des commerçants et artisans : vous pouvez bénéficier de la demande unique de retraite. Cette demande se fera auprès de la dernière caisse à laquelle vous avez été rattachée. Celle-ci deviendra votre interlocuteur unique pour calculer et verser votre pension au titre de l’ensemble de ces régimes. vous avez également la possibilité de faire votre demande de retraite en ligne sur le site de l’assurance retraite et de la MSA.

  • La liquidation de la retraite complémentaire se fait uniquement sur demande. Vous devez également effectuer une démarche auprès du CICAS (Centre d’information de conseil et d’accueil des salariés) de votre département, ou au 0820 200 189.

  • Si vous avez été affilié à un ou plusieurs autres régimes, vous devez écrire à chacune des caisses dont vous dépendez ou avez un relevé. Vous avez la possibilité également de faire votre demande en ligne sur le site de l'Agirc-Arrco
     
Chaque caisse se chargera ensuite de calculer et de payer la part de votre retraite qui lui incombe.

les revenus pour la retraite...

Posted on December 17, 2018 at 4:25 AM Comments comments (3245)
Où trouver un complément de revenus pour ma retraite ? 

Pour maintenir votre niveau de vie, vous souhaitez vous constituer un complément de revenus. Mais avant de vous engager dans les solutions disponibles,
 il convient en tout premier lieu de vous poser les bonnes questions.



Quelle est ma situation personnelle ? 

Pour évaluer les possibilités de mon patrimoine, je m’intéresse d’abord à ma situation civile : la nature de mon régime matrimonial, si j’ai ou non des enfants, si l’un d’entre eux demande encore une aide importante… Je peux ensuite dresser la liste de mes ressources patrimoniales : 

si je suis propriétaire de ma résidence principale, si j’ai un crédit en cours, si je détiens des parts sociales, si j’ai mis un bien en location, etc.

  Quelques exemples concrets
  • Je peux vendre un bien immobilier et récupérer tout ou partie des liquidités pour les placer.
  • Je peux clôturer un portefeuille titres n’ayant pas le rendement espéré, pour investir sur un autre support.
  • La maison de mes parents est en indivision entre mes frères/sœurs et moi, je peux envisager de récupérer mes parts sous forme de capital.
  • Je peux vendre ma résidence secondaire, les murs de mon commerce, mon investissement locatif.
  • Je peux aménager mon régime matrimonial pour préserver mon conjoint.
  • Je peux opter pour des investissements permettant de transmettre à mes enfants dans de bonnes conditions.
     
Quel est mon principal objectif ? 

Il est bien rare de bénéficier du rendement idéal, sans nuire au montant de son capital et à sa transmission. Bien souvent, c’est en priorisant ses objectifs et en acceptant des aménagements que l’on peut parvenir 
à une solution acceptable. 
Par exemple, je ne peux pas obtenir le rendement mensuel de 2 000 € espéré avec un capital de 50 000€, sans l’entamer. 

En revanche, si je pose un regard global sur mon patrimoine, je peux peut-être l’organiser autrement et, ainsi, satisfaire au mieux mes priorités.

  Me constituer un complément de revenus est une réflexion qui doit appréhender l’ensemble de ma situation patrimoniale, mes priorités et mes objectifs.

Un patrimoine doit bien souvent être adapté, pour répondre aux besoins au moment de la retraite et dégager des revenus supplémentaires. 

Pour cela ne pas hésiter  à prendre conseil auprès d’un notaire, avocat, assureur, gestionnaire de patrimoine, ou tout interlocuteur dans lequel j’ai pleine confiance.

Le droit et la fraude

Posted on December 15, 2018 at 5:30 AM Comments comments (3174)
Ces derniers jours, les médias ont consacré de larges développements à la possibilité pour l’administration fiscale de « surveiller », à compter de l’année prochaine, les réseaux sociaux afin de déceler des indices permettant d’identifier des écarts entre des signes extérieurs de richesse et les revenus déclarés. 

Si l’on conçoit le caractère attractif de cette information, elle paraît toutefois d’une portée bien moindre à celle de l’évolution majeure que le prélèvement à la source va générer en termes, notamment, de rationalisation des contrôles et in fine des redressements.  

Rappelons que le Code général des impôts comporte un éventail de pénalités allant de 5 % des retenues manquantes en cas d’omissions ou d’inexactitudes à 80 % pour les retenues effectuées mais délibérément non déclarées et non versées au comptable public. 

On retiendra également la pénalité de 40 % en cas de non-dépôt de la déclaration dans les 30 jours suivant une mise en demeure ou en cas d’inexactitudes ou d’omission délibérées. 

A cet égard, le recoupement des données « DSN » et des éventuelles informations des inspecteurs URSSAF pourrait conduire l’administration fiscale à solliciter de l’employeur qu’il modifie sa pratique et régularise les prélèvements sur des revenus passés, dans la limite de la prescription. 

Elle pourrait alors prendre appui sur ce type de sollicitation pour appliquer la pénalité de 40 % en soutenant que le défaut d’assujetissement a bien été délibéré à défaut pour l’employeur d’avoir obtempéré. 

La capacité juridique pour les URSSAF d’alerter le fisc n’est pas nouvelle. Mais jusqu’alors, le risque d’une réaction de cette dernière était partiellement limité car « dilué » entre chaque salarié, compte tenu de la probabilité de survenance d’un contrôle fiscal diligenté envers ces derniers. 

C’est bien pour cette raison que les arbitrages concernant les différentes formes d’exonération doivent désormais intégrer davantage que par le passé la portée en matière fiscale.  

Dans ce contexte, personne ne s’étonnera que le comité d'experts « Action publique 2022 » ait porté dans leur rapport de juin dernier une proposition n°15 portant sur la convergence des prélèvements des deux réseaux, Urssaf et fisc, mouvement d’ampleur paraissant quasi inéluctable.

Pensions de retraite

Posted on July 27, 2018 at 2:51 PM Comments comments (2842)
Pensions de retraite : une tendance baissière



L’édition 2018  du rapport annuel du Conseil d’orientation des retraites (COR) dresse le bilan des perspectives d’évolution du système de retraite français. 

Si la progression des dépenses de retraites est relativement maîtrisée, les perspectives en termes de niveau de vie des retraités sont moins positives. 

 Le Conseil d’orientation des retraites (COR) publie son rapport annuel qui fait le point sur l’équilibre financier de notre système de retraite. 

Comme chaque année, il réajuste les perspectives démographiques sur lesquelles se fondent ses projections économiques. 

L’espérance de vie marque le pas :
En s’appuyant sur les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) sur la période 2013-2070, le COR souligne la relative stabilisation de l’espérance de vie des seniors. 

Depuis 1945, leur espérance de vie n’a cessé de progresser. Ce phénomène s’est quelque peu atténué puisque, ces trois dernières années l’espérance de vie à 60 ans stagne à 27,5 ans pour les femmes et à 23,2 ans pour les hommes. 

En 2070, elle devrait être de 31 ans pour les hommes et de 33,6 ans pour les femmes. 

Les risques en matière d’autonomie sont plus marqués pour les femmes, souligne le rapport. 

Après 55 ans, 70 % des hommes jouissent d’une espérance de vie sans incapacité contre seulement 68 % des femmes.

Une progression maîtrisée des dépenses de retraite  :
Entre 2002 et 2017, la part des dépenses brutes de retraite dans le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2,1 points. Elles atteignent 13,8% du PIB.
 
 l’horizon 2070, elles s’établiraient, selon les scénarios, entre 11,6% et 14,4% du PIB. 

Des chiffres à mettre en perspective avec les dépenses du système de retraite qui se sont élevées à 316 milliards d’euros en 2017. 

Les recettes ont atteint la somme de 315 milliards d’euros.

Le financement du système de retraite est assuré à 80% par les cotisations sociales
Le système de retraite devrait être à l’équilibre au début 
la décennie 2040 dans la mesure la croissance de la productivité maintient une progression de 1,5 par an. 

Perspective de niveau de vie des retraités :
Ces dernières années, la pension moyenne des retraités a augmenté plus rapidement que le revenu moyen de la population active. 

Le niveau de vie moyen des retraités est supérieur à celui de l’ensemble de la population. 

Le ratio entre ces deux groupes démographiques s’établissait à 105,6% d’après les derniers chiffres connus.

Ces chiffres doivent cependant être relativisés car 
le niveau de vie des retraités s’explique également par une part relativement importante de revenus patrimoniaux, contribuant en moyenne à 15% de leur revenu moyen.

Pour le futur, ce rapport entre retraités et actifs pourrait s’inverser. Il s’établirait entre 89% et 95% en 2040 et entre 77% et 89% en 2070. 

Un phénomène de dégradation qui rompt avec la tendance actuelle et qui ne manquera pas de focaliser l’attention au moment ou s’organise la consultation citoyenne sur le projet de réforme des retraites.

s’affilier à la Sécurité sociale

Posted on July 27, 2018 at 1:58 PM Comments comments (325)
Indépendants : s’affilier à la Sécurité sociale 
est une obligation



Il n’est pas possible de déroger à l’affiliation à la Sécurité sociale. 
C’est ce que vient d’affirmer la justice le 22 février dernier, rappelant qu’il s’agit d’une obligation légale. 

Le tribunal correctionnel vient de mettre un terme à la « Fronde des Libérés », des indépendants qui se dressent contre le monopole de la Sécurité sociale. 

Menée par le chirurgien dentiste Claude Reichman, 
la fronde entamée en 2014, revendique le droit de s’affilier à d’autres organismes que celui du RSI, devenu depuis, 
la Sécurité sociale des indépendants. 

Une obligation légale
Le tribunal correctionnel de Paris a confirmé l’obligation pour les indépendants de s’affilier à la Sécurité sociale, condamnant quatre personnes et deux associations à des amendes et des peines de prison avec sursis pour incitation « à se soustraire à l’obligation légale de s’affilier ».

Loin du million de demandes de désaffiliation prévue par les frondeurs, le RSI reçoit régulièrement de telles requêtes : 2 394 demandes de désaffiliation 2017. 

Parmi eux, 529 cotisants ont régularisé leur situation ou sont en cours de régularisation, et 1 191 ont entamé une démarche judiciaire pour aller jusqu’au bout de leur volonté de désaffiliation. 

Rappelons que le RSI compte 2,8 millions de cotisants. 

La cour a également rappelé que l’incitation à quitter la Sécurité sociale constituait « une atteinte majeure au socle de la solidarité ». 

De plus, le refus de cotiser ou de déclarer son activité peut entraîner de poursuites, notamment devant le tribunal des affaires sociales.

A l’appui de leur revendication «  de se libérer » de la Sécurité sociale française, les frondeurs reconnaissent que certes il est obligatoire de s’affilier à un organisme de sécurité sociale, mais que celui-ci ne doit pas nécessairement être français. 

La SSI tend la main :
 Réagissant au jugement, la Sécurité sociale pour les indépendants (structure qui remplace le RSI depuis
le 1 janvier 2018), a cherché l’apaisement. 

Dans son communiqué de presse du 26 février 2018, 
elle incite les professionnels engagés dans une procédure illégale de désaffiliation « à contacter leur agence locale pour rétablir leur situation ».

Elle rappelle aussi sur les risques à se passer de Sécurité sociale : « ne pas être à jour de ses cotisations sociales personnelles, pour un travailleur indépendant, c’est notamment : ne pas acquérir de droits à la retraite, ne pas  bénéficier d’indemnités journalières en cas d’arrêt de travail, être dans l’incapacité de concourir à des marchés publics, une attestation de vigilance attestant qu’il est à jour de ses obligations sociales étant nécessaire. » 

De ce point de vue, la disparition de la sécurité sociale des indépendants à l’horizon 2020 ne changera rien. 

Dans deux ans, les indépendants auront un unique interlocuteur pour leur cotisations : l’Urssaf, et à terme pour leur santé : la CPAM.

Investissements plaisir

Posted on April 17, 2018 at 12:46 PM Comments comments (3819)


Œuvres d’art, voitures de collections, grands crus, chevaux de course : autant de placement plaisir qui peuvent se révéler de bons investissements. 

Dans un environnement de taux négatif, la quête de rendement incite les investisseurs à revoir leur stratégie
de placement.
Une bonne opportunité pour envisager des placements alternatifs.

Investir dans une œuvre d’art, un grand cru de Bordeaux, une voiture de collections, un cheval de course permet d’allier l’utile à l’agréable.

Des valeurs refuge :
Ces actifs ont le mérite d’être tangibles ce qui rassurent leurs propriétaires dans une période de crise financière. Ils sont déconnectés des marchés financiers.
Ce sont donc des investissements sécurisants.
Leurs revenus, lorsqu’ils en produisent sont tout aussi matérialisables.
Recevoir chaque année quelque caisses de bouteilles de vin du domaine viticole dans lequel on a investi, pour un disciple de Bacchus, cela n’a pas de prix. 

Ce sont également des investissements qui ont du sens.

Se constituer une collection de petits maître du 18e, investir dans un vignoble cultivé en biodynamie apportent sans doute plus de satisfaction que de suivre l’évolution de ses portefeuilles en bourse.
Il s’agit d’investissement plaisir, souvent le fait de passionnés.

La cerise sur le gâteau de la fiscalité  :
Ces biens d’exception bénéficient en outre d’une fiscalité particulièrement attractive.

Ainsi un investissement dans des parts de groupements fonciers viticoles (GFV) ou en direct dans des vignobles offre deux grands atouts :
une exonération d’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et de droits de mutation à hauteur de 75 % dans la limite de 101 897 euros et à hauteur de 50% au-delà de ce seuil.

Les oeuvres d’art cumulent quant à elles les avantages.

Les plus-values de cession bénéficient d’un mécanisme d’imposition forfaitaire dédié. Les oeuvres d’art n’entrent pas dans l’assiette de l’ISF.

Et en matière de droits de succession, ces oeuvres bénéficient également de régimes très spécifiques : dation en paiement, forfait mobilier de 5 %, etc.

Se faire accompagner :
Attention cependant à ne pas surestimer les promesses de ces investissements. Les sociétés de gestion et les fonds qui leurs sont dédiés doivent être envisagés avec prudence.

Les quelque 18 000 victimes de la société Aristophil spécialisé dans les livres anciens s’étaient vus promettre un rendement annuel de plus de 8%. L’affaire a tourné court et Aristophil placé en redressement judiciaire.

Ces investissements demandent une expertise et une expérience qui ne s’acquiert pas en quelque mois.
Pour les néophytes, il est recommandé de se faire accompagner.

Les assureurs , notamment, mettent en place des services dédiés. Certains ont ainsi développé une offre étendue en matière d’œuvre d’art : estimation, négociation, vérification de l’authenticité d’une œuvre, conseils en matière de restauration, d’assurance, ou encore stockage.

les produits de la finance utile

Posted on March 22, 2018 at 7:21 AM Comments comments (2918)
Les Français plébiscitent les produits de la finance utile


Alliant performance financière et impact positif, le secteur de la finance responsable séduit de plus en plus d’épargnants français.

Réaliser  un investissement alliant performance financière et impact positif en matière d’environnement ou de société, c’est le pari ambitieux de la finance utile.

Près de 4 Français sur 5 s’intéressent ou pourraient s’intéresser à des produits d’épargne utile d’après une étude réalisée par Patrimonia, la convention annuelle des  professionnels du patrimoine en partenariat avec la société de gestion Sycomore Asset Management, société de gestion.

Utilité et rendement :
Pour qu’un investissement dans une entreprise soit considéré comme utile, 71% des sondés considèrent qu’il doit avoir des effets positifs en termes d’impact environnemental de l’entreprise. Ils sont  65% à estimer nécessaire que cet investissement bénéficie au développement de l’entreprise, 63% à la société française et 54% à sa relation avec ses fournisseurs.
Enfin, un épargnant sur trois attend qu’un investissement responsable lui permette d’obtenir un rendement de 3 à 6%. Et pour plus d’un Français sur deux, savoir qu’il investit dans la finance utile influencerait ses choix de placements.

Des placements plébiscités encore peu connus :
26% des épargnants ont déjà réalisé des investissements utiles via des produits d’épargne (PEA, LDD, PEE, assurance-vie), 10% via leur banque (banque mutualiste, solidaire…) et 5% en investissant directement dans des entreprises responsables. Ils sont 13% à  affirmer souhaiter le faire, avec un taux qui s’élève à près de 17% chez les Millennials (1).

Seul bémol, la majorité des Français est peu familiarisée avec la notion de finance utile. D’ailleurs, parmi ceux qui n’ont jamais investi dans ce type de produits,  ils sont 32 % à le justifier par leur méconnaissance de la possibilité de choisir des produits d’épargne utile. Une majorité d’investisseurs  souhaite être accompagnés pour investir utile.

Le rôle des labels  :
Pour 29 % des épargnants sondés, les labels peuvent être des gages de confiance, mais ils doivent surtout avoir un rôle pédagogique.
Pour éclairer leur choix, les investisseurs peuvent notamment s’appuyer sur label ISR (2), lancé par Bercy en septembre 2015 et destiné à offrir une meilleure visibilité aux épargnants sur le secteur de l’investissement responsable.

Actuellement, les 119 fonds ISR gèrent 22 milliards d’euros d’encours. La part des produits ISR représente 2% du patrimoine des ménages français. Ce label garantit que les fonds distingués favorisent le développement durable et est attribué à des fonds qui investissent dans des entreprises aux pratiques responsables en matière environnementale, sociétale et de bonne gouvernance.

Il s’agit de fonds qui ont mis en place une méthodologie et des moyens d’analyse et qui prennent en compte les résultats de cette analyse dans la gestion de leur portefeuille.

Ils pratiquent également des mesures d’impacts en fonction des objectifs d’environnement, de politique sociale et de gouvernance qui ont été fixés pour les entreprises qu’ils financent.

(1) Millenials ou génération Y, digital natives : personnes nées entre le début 1980 et le milieu des années 1990. Elles ont la particularité d’être nées et d’avoir été élevées avec le numérique.
(2) www.lelabelisr.fr, chiffres de novembre 2016


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