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L'épargne responsable

Posted on March 10, 2021 at 12:38 PM Comments comments (131)
En France, les produits d’épargne responsable pèsent 461 milliards d’euros et sont tout près du cap des 1 000 fonds.À l’occasion de la sortie de l’édition annuelle de MARKET DATA - Fonds durables France, Novethic dévoile les chiffres clés 2020 et analyse les tendances de ce marché dynamique où le durable se décline sous toutes ses formes.

Avec une collecte annuelle de 100 milliards d’euros et une croissance de +66% des encours sous gestion, le marché des fonds durables ouverts aux épargnants français ne connaît pas la crise.     À l’occasion de la sortie de l’édition annuelle de MARKET DATA - Fonds durables France, Novethic dévoile les chiffres clés 2020 et analyse les tendances de ce marché dynamique où le durable se décline sous toutes ses formes.
L’offre de fonds labellisée a le vent en poupe

En plein essor, le marché français de l’investissement responsable compte 245 fonds supplémentaires et atteint 461 milliards d’euros au 31 décembre 2020 (+66% par rapport à l’année précédente). 

Le fait marquant est l’explosion de la part de marché du label ISR. 

Deux facteurs expliquent le développement du label ISR en 2020 : l’entrée en vigueur de l’obligation créée par la loi PACTE qui oblige tous les distributeurs d’assurance vie, à proposer au moins un fonds labellisé (ISR, GreenFin ou Finansol), et le mouvement de labellisation de gammes, initié en 2018 par la Banque Postale Asset Management (LBPAM).

Les gestionnaires d’actifs misent en masse sur la labellisation pour conquérir les épargnants
Si le label Greenfin, dont la cible sont les fonds environnementaux, tire son épingle du jeu avec +45% de fonds supplémentaires et +140% en volume d’encours sur l’année, le label ISR se taille la part du lion. 

Les fonds labellisés ISR représentent plus de la moitié des fonds durables distribués aux épargnants français et deux tiers des encours.

En 2020, le label ISR a évolué. Il a durci ses exigences en matière de reporting et de transparence et intégré une nouvelle déclinaison immobilière. 13 premiers fonds ont été labellisés ISR immobilier en 2020, apportant une nouvelle dimension orientée sur l’amélioration des performances environnementales et sociales des actifs immobiliers détenus en portefeuille.

Dans cette bousculade au portillon de la labellisation se pose inévitablement la question de la visibilité et de la lisibilité de la finance durable pour les épargnants français, alors que cela va devenir un thème d’entretien avec leurs conseillers financiers dans les mois qui viennent.

Cible privilégiée : les placements à valeur ajoutée climatique
La thématique environnementale reste une tendance porteuse pour la finance durable et constitue toujours la moitié de l’offre de fonds thématiques (236 fonds à fin 2020 pour 120 Mds €) mais la dynamique est forte sur la prise en compte de critères climatiques.

Première conséquence : l’exclusion des énergies fossiles devient plus fréquente dans les portefeuilles durables et l’exclusion du charbon a tendance à se généraliser. 
Elle est appliquée par 60% des fonds durables recensés par Novethic en 2020, même si elle n’est pas requise pour obtenir le label ISR.
Seconde conséquence : la dynamique des fonds bas carbone s’amplifie en lien avec la multiplication des engagements des acteurs financiers à atteindre la neutralité carbone.
Fin 2020, une cinquantaine de fonds ont axé leur marketing sur une approche « bas carbone » mais leur ambition climatique varie. Certains sélectionnent des actifs qui veulent réduire leurs émissions, d’autres font le lien avec la limitation à 2 degrés du réchauffement climatique prévue par l’Accord de Paris de 2015.2020 est l’année du lancement des deux indices spécialisés promus par le plan d’action finance durable de l’Union Européenne
Le plus exigeant est dit « aligné sur l’Accord de Paris » (Paris Aligned Benchmark_PAB), 
l’autre est axé sur la transition vers une économie bas carbone (Climate Transition Benchmark_CTB).  
Tous deux commencent à servir de support à des fonds indiciels.

2021, année de la régulation pour les fonds durables
L’agenda réglementaire commence en mars, date butoir pour la mise en conformité de 
la documentation juridique des fonds durables français avec les recommandations de l’AMF. 
C’est aussi la date d’entrée en vigueur de la réglementation européenne sur le reporting. 
le reporting des fonds durables qui devront publier des informations sur leurs performances environnementales et sociales ainsi que sur l’impact financier de risques ESG comme le changement climatique. Cela devrait aboutir à une floraison d’indicateurs d’impact aux méthodologies variées qui feront toute la richesse du marché en 2021. 

L’objectif in fine est de faciliter le dialogue avec l’épargnant final en lui proposant des indicateurs de mesure de performance ESG, clairs et concrets.

Next Finance , le 4 mars 2021

une rétraction de la consommation des énergies fossiles en 2020

Posted on June 17, 2020 at 5:09 AM Comments comments (193)
Sans surprise, la crise du Coronavirus va avoir pour effet une rétraction de la consommation des énergies fossiles en 2020, selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

 Le charbon, le pétrole et le gaz devraient reculer respectivement de 8 %, 9 % et 4 % cette année. 

Cette tendance pourrait perdurer à plus long terme et peut-être permettre d’engager un véritable virage vers un monde décarboné. D’autant plus que les énergies renouvelables se développent à des coûts de plus en plus compétitifs.

Dans un rapport publié le 10 juin, l’AIE prévoit que la pandémie aura par exemple un impact sur le marché du gaz jusqu’en 2025 au moins, car les capacités de production seront supérieures à la demande, faisant plonger les prix et les investissements. Ces derniers pourraient chuter de près d’un tiers dans le pétrole et le gaz et ceux liés à l’industrie du schiste, déjà sous pression, de moitié.

La croissance du gaz ne devrait ainsi augmenter que de 1,5 % par an en moyenne d'ici à 2025 tandis que la production de pétrole devrait baisser de 9 millions de barils par jour au même horizon.

La part du charbon continue quant à elle de se réduire dans le mix électrique mondial, même s'il reste encore majoritaire (40 %). L'Inde a pour la première fois enregistré une baisse du charbon de 3,5 % en 2019, tandis que celle-ci atteignait 12 % aux États-Unis ou encore 20 % en Allemagne. 

Le Royaume-Uni vient également d'enregistrer un record en se passant pendant deux mois d'électricité provenant de centrales à charbon, une première depuis la Révolution industrielle.     

Le pays s'est fixé pour objectif de ne plus avoir recours au charbon pour produire de l'électricité d'ici 2025. Le Covid-19 est une occasion à saisir.

Le recul de la demande et les risques croissants pour les investisseurs pourraient dès lors amputer des deux tiers la valeur des énergies fossiles et les profits de ce secteur, selon un rapport de Carbon Tracker Initiative, qui évalue les pertes à 25 000 milliards de dollars.

 "La concurrence d'énergies non carbonées aux coûts de plus en plus compétitifs, et les politiques des États en matière climatique et de souveraineté énergétique sont en train de pousser l'industrie du pétrole, du gaz et du charbon, vers le déclin final", prévient le think tank.

"Personne ne connaît l'ampleur de la reprise en 2021," explique à l'AFP l'auteur principal de l'étude, Kingsmill Bond.

 Mais le temps de retrouver les niveaux passés, "les technologies renouvelables seront assez développées pour répondre à la croissance de la demande". 

En 2019, l'électricité d'origine renouvelable a représenté 72 % de la croissance du secteur électrique, selon l'Agence internationale de l'énergie renouvelable (Irena). 

Or, quand une technologie concurrente absorbe la croissance et dépasse 5 % du marché, la technologie plus ancienne entame son déclin, comme l'histoire industrielle l'a montré, argumente Carbon Tracker.

La récente baisse du dividende chez Shell, la dépréciation de plus 4,8 milliards d’euros chez Repsol en début d'année ou de 17,5 milliards chez BP ainsi que la suppression de 10 000 emplois au sein de la major britannique sont autant de signaux en ce sens. 

L’OCDE et l’AIE appellent ainsi les États à profiter des actions de relance post Covid-19 pour éliminer le soutien aux énergies fossiles. Et le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'environnement) prévient : "si on rate cette chance, il pourrait devenir encore plus difficile de trouver les financements pour décarboner le système énergétique dans une économie mondiale post Covid-19 caractérisée par des dettes publiques élevées et des finances sous contrainte dans le secteur privé."

La contribution des entreprises et des investisseurs aux objectifs de développement durable (ODD)

Posted on May 15, 2020 at 4:38 AM Comments comments (96)

Les acteurs économiques et financiers sont explicitement appelés à contribuer aux objectifs de développement durable (ODD) pour participer à un développement économique soucieux de respecter les populations et la planète. 
Voici les raisons qui les motivent à participer à l’effort commun et la façon dont ils y contribuent aujourd’hui.

Sommaire
  1. Coût et opportunités des odd
  2. Pourquoi s'engager ?
  3. Les stratégies de terrain
  4. Le risque de l'ODD washing

  Par leur puissance économique, les entreprises, actionnaires et investisseurs ont le pouvoir de contribuer positivement à la réalisation des ODD, ou au contraire de faire obstacle à leur atteinte. Entreprises et investisseurs peuvent contribuer positivement aux ODD en développant des modèles d’affaires qui répondent directement à un ou plusieurs de ces objectifs tout en essayant de limiter leurs impacts négatifs par exemple sur le climat, la santé ou encore l’emploi.

1. Coût et opportunités des odd
Un coût chiffré à plusieurs milliers de milliards de dollars chaque année Selon les données de la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement), le coût des ODD est estimé entre 5 000 et 7 000 milliards de dollars par an. 
Une partie importante est dédiée aux infrastructures résilientes au changement climatique. Le financement des ODD semble assuré pour les pays en développement. 
Mais l’écart de financement est important dans les pays en développement, qui comptent pour près d’un tiers des dépenses. 
Selon le Fonds monétaire international (FMI), il leur manque 2 600 milliards de dollars par an, particulièrement dans les domaines de la santé, de l'éducation, des infrastructures routières et énergétiques, de l'eau et de l'assainissement. 
Pour les pays en développement à faibles revenus, cela signifie des dépenses annuelles supplémentaires pouvant atteindre 15 % de leur produit intérieur brut. 
La solidarité financière est attendue entre pays développés et en développement et est actée dans l’ODD 17 sur les partenariats. 
Cependant, l’aide publique au développement a connu un inquiétant recul en 2018, la plupart des pays ne tenant pas leur engagement d’y consacrer 0,7 % de leur PIB. D’où l’importance de développer le financement privé.    
12 000 milliards de dollars d’opportunités Les ODD pourraient générer des opportunités commerciales de l’ordre de 12 000 milliards de dollars par an selon l’étude "Better Business, better world" publié en 2017 par la Business and Sustainable Commission (BSC). 
Quatre grands secteurs d’activité, essentiels à la réalisation des ODD et représentant 60 % de l’économie réelle, sont particulièrement concernés : l’alimentation et l’agriculture ; la construction et l’urbanisme ; l’énergie et les matériaux ainsi que la santé et le bien-être. 
Les opportunités sont importantes car il s’agit d’inventer et de développer des modèles d’affaires alternatifs à l’économie dite linéaire (produire, consommer, jeter) comme l’économie circulaire, l’économie de la fonctionnalité, l’économie collaborative ou le biomimétisme. 
Plus concrètement, l’étude cite les smart cities, les micro-fermes urbaines, les services individualisés de santé, les nouvelles formes d’énergie et de stockage, ou encore les matériaux innovants. 
Ces différents secteurs pourraient fournir 380 millions d’emplois, en très grande majorité dans les pays en développement et notamment dans la construction de logements abordables.

2. Pourquoi s'engager ?
Un nouveau rôle des entreprises dans la société Les entreprises sont de plus en plus appelées par leurs parties prenantes à montrer comment elles contribuent à la résolution des grands défis mondiaux. Les ODD permettent aux entreprises de voir si leur stratégie est alignée avec ces attentes et ces grands enjeux. 
Les ODD peuvent aussi être une grille d’analyse pour détecter les opportunités de marchés ou, dans le cas d’un investisseur, d’identifier les entreprises qui seront le plus à même de les saisir. 
 
Au-delà de la RSE Pour contribuer aux ODD, il ne s’agit plus de seulement réduire ses impacts négatifs, comme c’est encore trop souvent le cas dans une démarche de responsabilité sociétale, mais de voir comment son modèle d’affaires contribue positivement à la durabilité de la planète. 
Et ce, dans le cadre d’objectifs définis par des acteurs multiples et internationaux si possible, validés par la science. 
Dans le cas de l’action climatique, c’est l’idée de l’initiative Science Based Targets qui permet de voir si les objectifs de l’entreprise sont en ligne avec ce qui est demandé par l’Accord de Paris. 

3. Les stratégies de terrain
Pour les entreprises, un outil de communication plus qu’un outil de transformation des modèles d’affaires Il existe une forte prise de conscience, au niveau mondial, de l’intérêt des ODD pour les acteurs économiques.
72 % des entreprises interrogées par le cabinet Pwc au niveau mondial (730 entreprises dans 21 pays) ont intégré les ODD dans leur communication publique en 2018.
Cependant, si la référence aux ODD est devenue un passage obligé pour les grandes entreprises internationales en termes de communication, leur intégration dans la stratégie est loin d’être acquise. C’est aussi le cas des entreprises françaises, selon une étude Novethic/B&L évolution

Pour les entreprises du CAC40 et du SBF120, les ODD permettent globalement d’accompagner la stratégie RSE mais sans bouleverser les modèles d’affaires, notamment avec la création de produits et services dédiés.    
Si les ODD doivent bien être pris en compte dans leur globalité, les entreprises les plus avancées sur ce sujet définissent cependant des objectifs prioritaires sur lesquels elles peuvent contribuer de manière significative. 
Parmi les principaux ODD cités : la lutte contre le changement climatique, le travail décent et la croissance économique ainsi que la production et consommation responsable. Des ODD qui correspondent aux objectifs stratégiques des entreprises ou sur lesquels elles ont un important levier d’action. Le problème reste celui de la mesure de cette contribution. 
Les indicateurs utilisés restent souvent spécifiques à l’entreprise et sont donc peu comparables. 

Les entreprises ont également tendance à réutiliser ceux de la mesure extra-financière (ex : déclaration de performance extra-financières) qui restent pourtant insuffisants dans le cadre d’une mesure d’impact plus à même de mesurer la contribution aux ODD. 
Enfin, il est intéressant de voir que 71 % des entreprises françaises déclarent reporter sur les ODD pour se conformer aux attentes des investisseurs (en direct ou via des agences de notation).   
Pour les investisseurs, un outil d’analyse plus qu’un guide d’investissement,
selon une étude Novethic réalisée auprès des investisseurs institutionnels européens signataires des PRI (228 institutions), près de la moitié d’entre eux communiquent sur les ODD, soit près de 90 % en termes d’encours. Parmi les pays les plus allants, on trouve les pays nordiques (Suède, Danemark…) et les Pays-Bas. Mais la France n’est pas en reste. 
Pour les plus gros investisseurs institutionnels français, difficile également de faire l’impasse sur les ODD. Les 35 % des 100 plus gros investisseurs institutionnels français sensibilisés aux objectifs représentent 80 % des encours. Cela est notamment lié à leurs obligations en matière de reporting ESG (environnement, social et gouvernement) définis par la loi de Transition énergétique. Comme pour les entreprises, les investisseurs définissent des ODD prioritaires sur lesquels agir. Ils sont peu ou prou similaires, c’est-à-dire orientés sur la question climatique (ODD 13 et 7) et la croissance économique (ODD8).    
Les ODD restent plus un guide d’évaluation des investissements existants en portefeuilles qu’un outil de décision d’investissement mais on note une volonté affichée d’y parvenir. On recense encore peu d’investissements dédiés ODD et ceux-ci restent très attachés à finance verte (green bonds, actifs forestiers, infrastructures vertes) ou liés au logement décent. Quelques social bonds sont mentionnés, essentiellement par les acteurs publics (agence de développement notamment).

Mais plusieurs experts s’accordent sur le développement de sustainability ou SDG bonds (obligations ODD). Là encore, la mesure d’impact semble être un frein à l’intégration des ODD.   Quel dialogue entre entreprises et investisseurs sur les ODD ? À ce stade, il reste une impression de rendez-vous manqué entre investisseurs et entreprises sur la question des ODD (voir notre étude ici). Alors que ce référentiel est porteur d’un langage commun, il reste peu vecteur de dialogue et semble freiné par la complexité de son intégration opérationnelle et la difficulté de sa mesure.   

4. Le risque de l'ODD washing
Si les grands acteurs économiques et financiers ont rapidement adopté les ODD dans leur communication, ils reportent essentiellement sur leur contribution positive en omettant l’impact négatif que leurs activités peuvent avoir sur les différents ODD.
Il existe donc un réel risque d’ODD washing. 
Si l’on prend l’exemple d’un fabricant de tabac, a priori celui est considéré, de part son activité, comme un acteur faisant obstruction aux ODD, notamment à celui sur la santé (ODD3) ou de la protection des océans (ODD 14) et à l’eau potable (ODD6) car les mégots sont source de pollution de l’eau. Pourtant, certaines entreprises du secteur n’hésitent pas à affirmer qu’elles contribuent positivement à l’ensemble des ODD, particulièrement à celui sur la santé en mettant sur le marché des cigarettes électroniques qu’elles jugent moins nocives ou à celui sur l’eau car elles réduisent la consommation nécessaire à la fabrication des cigarettes... 
Si un tel fabricant peut être considéré comme un meilleur de la classe ("best in class") dans son secteur par une approche dite ESG (basée sur une analyse des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance), les agences de notation extra-financières utilisant les ODD dans leur grille d’analyse les classent bien comme "obstructeurs significatifs". 
Autre exemple, plus complexe, celui des voitures électriques, un constructeur automobile peut avoir un impact positif sur l’ODD 13 concernant la lutte contre le changement climatique mais peut faire obstacle à l’ODD 16 sur la paix et à l’ODD 8 sur le travail décent car le cobalt nécessaire à la construction des batteries provient de RDC, zone à risque en matière de minerais alimentant les conflits. 

Les fonds durables confirment leur résilience en période de crise

Posted on April 21, 2020 at 5:57 AM Comments comments (1328)


Sur le premier trimestre de l’année, les fonds durables de la base Novethic confirment leur surperformance par rapport aux fonds actions classiques. 

Ils font montre d’une plus forte résilience pendant la phase de panique des marchés, notamment dans la zone euro. Les fonds durables auront moins pâti que le reste du marché de la crise liée à la pandémie de Covid-19 sur le premier trimestre. 

L’équipe de recherche de Novethic a étudié la performance des 397 fonds durables en actions de sa base pour la comparer aux grands indices de référence, comme elle l'avait déjà fait au début de la crise du coronavirus. Elle semble montrer une plus grande résilience de ces fonds aux fluctuations des marchés financiers.

Sur l’ensemble du premier trimestre, les fonds durables ont surperformé par rapport au marché de +0,7 %.

 "En moyenne, depuis le début de l’année, les fonds durables surperforment par rapport aux indices "classiques" associés, sauf aux États-Unis où les fonds durables ont néanmoins mieux résisté à la baisse des marchés", remarque Lorène Moretti, analyste produits financiers durables chez Novethic. 

C’est en effet en décomposant cet écart de performance, entre la période de panique sur les marchés financiers jusqu’au 18 mars et la petite remontée qu’ils ont connu ensuite, que les résultats sont encore plus frappants. 
Pendant la phase baissière, jusqu’au 18 mars 2020, les fonds durables de la base Novethic ont surperformé les fonds classiques de +1,4 % sur cette période. Puis, lorsque les marchés sont repartis à la hausse, les fonds classiques ont repris un très léger avantage, l’écart étant passé à -0,7 %. 

Avec toutefois quelques disparités entre les régions :
Des disparités régionales pendant la période de baisse des marchés, la surperformance des fonds durables aux États-Unis par rapport à l’indice S&P 500 n’est ainsi que de 0,5 %, sachant que la chute des marchés n’a pas été aussi violente qu’en Europe. 

Selon Morningstar, les fonds ESG américains ont d’ailleurs enregistré des records de collecte sur le premier trimestre, avec 10,5 milliards de dollars, même si les flux ont fléchi sur le mois de mars tout en restant positifs.

En Europe, l’écart n’est également que de +0,6 % par rapport à l’indice MSCI Europe. La surperformance est en revanche bien plus forte au niveau de la zone euro où l’écart de performance atteint +3,1 % en faveur des fonds durables, par rapport à l’Eurostoxx. 

Les fonds durables commercialisés en France enregistrent également un écart important de +1,3 % par rapport au Cac 40.

Lorsque les marchés financiers ont commencé à se reprendre à partir du 19 mars, l’écart de performance a plutôt tourné à l’avantage des fonds classiques.

La zone euro a en toute logique connu la plus forte correction, qui s’est toutefois limitée à un écart de performance de -1,2 % en défaveur des fonds durables (contre une surperformance de +3,1 %). 

Sur l’ensemble de l’Europe, la sous-performance n’est que de -0,1 %, et de -0,5 % aux États-Unis.

Ces tendances devront être suivie sur le reste de l’année, pour vérifier la bonne tenue des fonds durables à la fois en période de crise, mais également en période de reconstruction de l’économie. 

De plus en plus de voix s’élèvent, notamment en Europe, pour que les plans de relance prennent en compte la résilience des entreprises aux crises majeures, qu’elles soient sanitaires, climatiques, sociales, etc. L’orientation des flux financiers vers la finance durable est, dans ce cadre, d’autant plus importante.

OPPORTUNITES 2020

Posted on December 28, 2019 at 5:14 AM Comments comments (1482)
Shamik Dhar, chef économiste, et Alicia Levine, chef stratégiste, chez BNY Mellon Investment Management, dévoilent les principaux risques et les principales opportunités qui, selon eux, pourraient influencer les marchés au cours des douze prochains mois.

Risque 1 : retenue de la FED (probabilité : 10 %) 

Aux États-Unis, Alors qu’aux Etats-Unis l’indice des prix à la consommation augmente, les marchés anticipent à nouveau des hausses de taux et fuient les actifs risqués (par exemple, dette émergente en devise forte). 

Risque 2 : conséquences du Brexit (probabilité 25 %)

Jeremy Corbyn, le chef du parti travailliste, remporte les élections générales et annule le Brexit. Les craintes de nationalisation font chuter le marché boursier britannique, avant une contagion des autres marchés…

Risque 3 : chancellement de la Chine (probabilité 30 %)

La demande intérieure moribonde plonge l’économie chinoise dans le marasme. Le chômage augmente et les troubles à Hong Kong s’intensifient alors que les usines sont paralysées. 

Risque 4 : troubles géopolitiques au Moyen-Orient (probabilité 5 %)

Le conflit entre Iran d’un côté, et Israël et Arabie saoudite de l’autre, s’intensifie. Un premier engagement direct s’ensuit, perturbant l’offre de pétrole et augmentant le risque d’enlisement et d’escalade du conflit au-delà de ces pays. 

Risque 5 : repli du libre-échange (probabilité 30 %)

Les subventions accordées par l’Union européenne à Airbus accentuent la guerre commerciale en cours. Cette fois, c’est le secteur automobile européen qui est dans le viseur de Washington. 
Trump s’en mêle afin d’envoyer un signal fort à la Chine. 

Risque/opportunité 6 : nirvana d’un Brexit sans accord (probabilité 30 %)

Un Brexit dur se révèle beaucoup moins désastreux sur le plan économique qu’on ne le craignait. 
Les actifs libellés en livre sterling surperforment dans le sillage d’une forte dépréciation de la devise britannique. 

Risque/opportunité 7 : bataille présidentielle (probabilité 60 %)

L’élection présidentielle américaine fait l’objet d’un battage médiatique. Les marchés font des machinations politiques jusqu’aux résultats de l’élection puis pourraient se stabiliser.

Risque/opportunité 8 : tourmente budgétaire (probabilité 20 %)

Les rendements des Bunds allemands s’envolent, ceux des obligations internationales montent en flèche et les valeurs sûres sont délaissées, ce qui entraîne des pertes dans les portefeuilles obligataires. 

Opportunité 9 : pause dans la guerre commerciale (probabilité 60 %)

Donald Trump signe un accord commercial avec la Chine avant l’élection présidentielle américaine. Même s’il s’agit d’un accord peu substantiel, le soulagement des marchés fait rebondir les valeurs cycliques. Les banques, elles, surperforment. 

Opportunité 10 : bénéfices supérieurs aux attentes (probabilité 50 %)

Les entreprises américaines publient des bénéfices supérieurs aux attentes, après avoir fait preuve d’une prudence excessive dans leurs prévisions pour 2019.

Les trois piliers de l'investissement durable

Posted on November 28, 2019 at 5:15 AM Comments comments (3539)
Afin d’identifier les entreprises les mieux placées pour tirer parti des opportunités considérables de la révolution durable, notre approche repose sur trois piliers. 

Elle évalue la durabilité du modèle financier, des pratiques de l’entreprise et du modèle économique d’une entreprise. 

Notre approche intégrant trois piliers de durabilité d’une entreprise :

1. Durabilité du modèle financier :

Le point de départ de tout investissement dans une entreprise est sa viabilité financière, quelle que soit la classe d’actifs envisagée.
Pour les actions, par exemple, nous cherchons à identifier les sociétés capables de générer des rendements économiques excédentaires. Pour ce faire, nous pensons qu’elles doivent pouvoir optimiser le capital, générer de la trésorerie et équilibrer leurs comptes indépendamment des marchés de capitaux.
Pour le crédit, nous évaluons la solvabilité globale des sociétés en analysant leurs données financières afin de pouvoir apprécier la qualité de leur crédit, sur la base des fondamentaux et leur capacité à rembourser et à refinancer leurs dettes. 
Contrairement aux indices traditionnels pondérés par la capitalisation boursière,
notre point de départ est la qualité de la dette et non son volume. 

2. Durabilité des pratiques de l’entreprise :

Nous sommes convaincus que, pour créer de la valeur à long terme, une entreprise doit prendre en compte l’ensemble de son écosystème de partenaires, qui comprend les régulateurs, ses actionnaires, ses salariés, ses clients et ses fournisseurs, l’environnement et 
sa communauté locale.

 En d’autres termes, une entreprise doit se concentrer autant sur 
ses pratiques que sur ses performances financières. 

Nous pensons que ces pratiques contribuent à la performance financière au même titre que les revenus ou les coûts.
Encourager la diversité hommes/femmes, appliquer les meilleures pratiques en matière de constitution du conseil d’administration, mettre en œuvre des politiques robustes en faveur de la santé et de la sécurité des collaborateurs ou encore contribuer à la diminution de l’impact sur l’environnement sont autant d’éléments déterminants des pratiques d’une entreprise.

Nous prenons en compte plusieurs critères de mesure pour évaluer et analyser la durabilité des pratiques d’une entreprise :

Les mesures sur le long terme – l’approche ESG (Environnement, Social et Gouvernance)

Nous analysons 115 points de données différents, identifiables et crédibles, avec nos gérants de fonds, pour déterminer si les compagnies appliquent les meilleures pratiques en termes environnemental, social et de gouvernance, si elles réalisent des adaptations significatives en période de transition et si leurs pratiques d'entreprise sont alignées en vue de l’évolution vraisemblable des réglementations futures.

Nous collectons, vérifions et traitons un grand nombre de données brutes relatives aux pratiques d’une entreprise. Nous recueillons des données non financières aussi précises que possible auprès de nombreuses sources traditionnelles et moins courantes. 
Nos gérants de portefeuilles intègrent ensuite ces données à leur processus d’investissement.

Les données brutes nous permettent également d’effectuer d’autres analyses prospectives et de déterminer si une entreprise se contente de parler, si elle agit ou si elle fait déjà partie des champions en matière de durabilité.

Les mesures à court terme – l’exposition aux controverses

Nous examinons l’exposition des sociétés aux controverses et la gravité de ces problématiques dans le cadre de la gestion des risques des portefeuilles.

Les mesures d’impact

Nous considérons les émissions de carbone et la consommation d’eau pour une entreprise donnée. Cela nous aide à comprendre comment les entreprises essaient d’améliorer leurs pratiques opérationnelles dans une économie confrontée aux défis de réduction des émissions carbone et de la préservation de l’eau. 

3. Durabilité du modèle économique :

Nous observons la durabilité du modèle économique d’une entreprise dans un contexte de transformation à long terme de l’économie mondiale vers un modèle plus durable. 

Comment la compagnie est-elle positionnée pour exploiter les opportunités offertes par ce mouvement ? 

Cette analyse prospective est essentielle pour comprendre si la performance d’une compagnie est durable à long terme. 
Elle prend comme point de départ les tendances générales qui façonneront nos résultats économiques et sociaux sur cette période.

Nous pensons que cinq tendances majeures sous-tendent la révolution 
du développement durable :

✔ Les évolutions démographiques
✔ Le changement climatique
✔ Les ressources naturelles
✔ La révolution numérique
✔ Les inégalités

Pour chacune de ces tendances, nous évaluons les développements futurs probables afin de mieux comprendre quels secteurs seront touchés et comment. 

Cette approche nous permet d’identifier des opportunités que nous pouvons exploiter au travers de thématiques d’investissement.

la révolution durable.

Posted on November 28, 2019 at 5:04 AM Comments comments (2217)
La notion de durabilité est le plus souvent associée au changement climatique, mais elle va bien au-delà de cette problématique par ailleurs très importante. 

Afin de répondre aux enjeux des évolutions démographiques, du vieillissement de la population mondiale, de l’épuisement des ressources naturelles, de la numérisation et des inégalités croissantes, nous devons modifier nos modèles économiques, sociaux et de gouvernance. 

Nous devons dès lors, repenser fondamentalement les normes établies dans les secteurs du transport, de la chaîne alimentaire, de la santé, de l’enseignement, de la gestion des données et des infrastructures.

Aucun pays ou secteur, aucune entreprise ou aucune classe d’actifs ne pourra s’y soustraire.


Depuis un certain temps, notre modèle de société est confronté à des défis mondiaux sur une large échelle :

✔ Modification de notre environnement à cause du changement climatique.

✔ Evolution démographique liée à l’accroissement, au vieillissement et à la mobilité de plus en plus élevée de la population. 

✔ Epuisement des ressources naturelles dû à l’augmentation de la population.

✔ Développement rapide de la numérisation et de l’interconnectivité perturbant les modèles sociétaux, de gouvernance et de consommation traditionnels.

✔ Inégalité croissante, sous toutes ses formes, qui fragilise d’ores et déjà la stabilité géopolitique de l’après Deuxième Guerre mondiale.

Aujourd’hui plus que jamais, nous devons nous adapter pour faire face à ces enjeux.

les produits de la finance utile

Posted on March 22, 2018 at 7:21 AM Comments comments (2918)
Les Français plébiscitent les produits de la finance utile


Alliant performance financière et impact positif, le secteur de la finance responsable séduit de plus en plus d’épargnants français.

Réaliser  un investissement alliant performance financière et impact positif en matière d’environnement ou de société, c’est le pari ambitieux de la finance utile.

Près de 4 Français sur 5 s’intéressent ou pourraient s’intéresser à des produits d’épargne utile d’après une étude réalisée par Patrimonia, la convention annuelle des  professionnels du patrimoine en partenariat avec la société de gestion Sycomore Asset Management, société de gestion.

Utilité et rendement :
Pour qu’un investissement dans une entreprise soit considéré comme utile, 71% des sondés considèrent qu’il doit avoir des effets positifs en termes d’impact environnemental de l’entreprise. Ils sont  65% à estimer nécessaire que cet investissement bénéficie au développement de l’entreprise, 63% à la société française et 54% à sa relation avec ses fournisseurs.
Enfin, un épargnant sur trois attend qu’un investissement responsable lui permette d’obtenir un rendement de 3 à 6%. Et pour plus d’un Français sur deux, savoir qu’il investit dans la finance utile influencerait ses choix de placements.

Des placements plébiscités encore peu connus :
26% des épargnants ont déjà réalisé des investissements utiles via des produits d’épargne (PEA, LDD, PEE, assurance-vie), 10% via leur banque (banque mutualiste, solidaire…) et 5% en investissant directement dans des entreprises responsables. Ils sont 13% à  affirmer souhaiter le faire, avec un taux qui s’élève à près de 17% chez les Millennials (1).

Seul bémol, la majorité des Français est peu familiarisée avec la notion de finance utile. D’ailleurs, parmi ceux qui n’ont jamais investi dans ce type de produits,  ils sont 32 % à le justifier par leur méconnaissance de la possibilité de choisir des produits d’épargne utile. Une majorité d’investisseurs  souhaite être accompagnés pour investir utile.

Le rôle des labels  :
Pour 29 % des épargnants sondés, les labels peuvent être des gages de confiance, mais ils doivent surtout avoir un rôle pédagogique.
Pour éclairer leur choix, les investisseurs peuvent notamment s’appuyer sur label ISR (2), lancé par Bercy en septembre 2015 et destiné à offrir une meilleure visibilité aux épargnants sur le secteur de l’investissement responsable.

Actuellement, les 119 fonds ISR gèrent 22 milliards d’euros d’encours. La part des produits ISR représente 2% du patrimoine des ménages français. Ce label garantit que les fonds distingués favorisent le développement durable et est attribué à des fonds qui investissent dans des entreprises aux pratiques responsables en matière environnementale, sociétale et de bonne gouvernance.

Il s’agit de fonds qui ont mis en place une méthodologie et des moyens d’analyse et qui prennent en compte les résultats de cette analyse dans la gestion de leur portefeuille.

Ils pratiquent également des mesures d’impacts en fonction des objectifs d’environnement, de politique sociale et de gouvernance qui ont été fixés pour les entreprises qu’ils financent.

(1) Millenials ou génération Y, digital natives : personnes nées entre le début 1980 et le milieu des années 1990. Elles ont la particularité d’être nées et d’avoir été élevées avec le numérique.
(2) www.lelabelisr.fr, chiffres de novembre 2016

les actions en 2016

Posted on December 18, 2015 at 4:01 AM Comments comments (1511)
2016: les actions oui, mais en maîtrisant le risque

Actions au bénéfice d’un environnement constructif…

En 2016, les marchés boursiers devraient bénéficier sur la distance d’un environnement plutôt porteur. Tant que la reprise mondiale se poursuit, même modérément, les liquidités générées par les politiques de relance des Banques centrales devraient surtout profiter aux actions, toujours plus attrayantes que les obligations, plombées, elles, par des rendements extrêmement bas.…mais pas euphorique.

Toutefois, l’appréciation des indices s’annonce graduelle et irrégulière. En effet, les incertitudes sur la conjoncture dans les pays émergents et la progression très moyenne des bénéfices des sociétés pénalisées par les pressions déflationnistes devraient modérer leur potentiel haussier et entraîner périodiquement des phases de consolidation des cours plus ou moins marquées.

Privilégier les actions par rapport aux placements à revenu fixe, mais en contenant le risque.
Même modéré – en dessous d’une progression à deux chiffres – et même empreint d’une certaine volatilité, le potentiel des actions s’annonce assez attrayant, surtout par rapport à celui des obligations qui est pénalisé par une rémunération faible, voire parfois négative.

Cependant, il s’agit de privilégier les actions en faisant preuve de prudence et de discipline. En effet, il conviendra de ne pas succomber à la tendance, mais de profiter des corrections pour accroître l’exposition, ou de savoir la réduire en cas de hausse importante.

L’interprétation des indicateurs économiques (croissance/prix) sera clé, car elle aura, à notre avis, un impact plus important que la direction des taux d’intérêt.
  • Où trouver les meilleures opportunités?
         Les marchés européens, 
  • où le potentiel de rebond des bénéfices est supérieur à la moyenne, 
         et les bourses asiatiques, à l’évaluation plus attrayante, devraient          offrir les meilleures opportunités.

  •  Mais il ne faut pas négliger un socle de valeurs de qualité en Suisse et aux Etats-Unis.
  • Des risques à surveiller Les risques se situent clairement du côté de l’affaiblissement conjoncturel. La croissance chinoise et les pressions déflationnistes seront notamment à surveiller ces prochains mois. 
  • Une nouvelle flambée du dollar aurait aussi des conséquences néfastes sur les pays émergents (tensions monétaires), voire sur la conjoncture américaine. 

Tendances économiques 2016

Posted on December 18, 2015 at 3:46 AM Comments comments (347)
Dans la continuité de 2015 :

Nous n’anticipons pas une accélération de la croissance dans le monde industrialisé. Elle devrait avoisiner 2,1%. Dans les pays émergents en revanche, un bilan légèrement plus favorable, même si morose dans l’absolu, est possible (4,4%): l’effet négatif du recul des matières premières devrait s’estomper et de nombreuses économies bénéficieront de la dépréciation de leur devise.

La reprise devrait se poursuivre en l’absence de choc important. Il est cependant illusoire de s’attendre à un regain de vigueur de la croissance.

Inflation contenue :

Dans cet environnement, l’inflation devrait rester contenue. Les pressions déflationnistes demeureront plus nombreuses que les pressions haussières sur les prix, en particulier dans le secteur manufacturier et dans les pays où la croissance est faible (Europe) et où trop d’investissements ont été consentis (Chine).
Nous anticipons que la majorité des Banques centrales maintiendront des politiques de relance, des taux bas, voire négatifs, et des injections de liquidités. Le tout afin de contrecarrer les pressions déflationnistes et soulager les acteurs économiques, privés ou étatiques, trop endettés.

TAUX BAS : 

En revanche, la Réserve fédérale américaine, confrontée à un taux de chômage historiquement faible et à quelques tensions sur les salaires, devrait relever les taux d’intérêt en 2016. Une hausse qui s’annonce très graduelle, car face aux taux au plancher, voire négatifs, des autres Banques centrales, le dollar risque de s’apprécier davantage et mettre à mal une reprise américaine, certes bien ancrée, mais nullement spectaculaire.

Des Risques à surveiller :

La Chine devrait encore occuper le devant la scène en matière d’incertitudes économiques.
Le ralentissement de sa croissance est, en effet, en partie de nature structurelle: transition d’une économie portée à l’excès par l’investissement et les exportations vers une activité où le poids de la consommation et des services sera plus élevé.
La croissance restera ainsi sur une pente descendante.

Néanmoins, nous anticipons que les autorités disposent encore de la marge de manœuvre et des outils nécessaires pour maîtriser ce ralentissement. Le défi n’est pourtant pas gagné d’avance.

Les pressions déflationnistes peuvent aussi, si elles s’intensifient, ralentir une croissance mondiale déjà modeste. En pénalisant les bénéfices des sociétés, elles pourraient les inciter à embaucher et à investir moins, y compris aux Etats-Unis, réduisant une croissance déjà modeste. A suivre! 

Source : la Banque Cantonale Vaudoise 


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