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L'épargne responsable

Posted on March 10, 2021 at 12:38 PM Comments comments (131)
En France, les produits d’épargne responsable pèsent 461 milliards d’euros et sont tout près du cap des 1 000 fonds.À l’occasion de la sortie de l’édition annuelle de MARKET DATA - Fonds durables France, Novethic dévoile les chiffres clés 2020 et analyse les tendances de ce marché dynamique où le durable se décline sous toutes ses formes.

Avec une collecte annuelle de 100 milliards d’euros et une croissance de +66% des encours sous gestion, le marché des fonds durables ouverts aux épargnants français ne connaît pas la crise.     À l’occasion de la sortie de l’édition annuelle de MARKET DATA - Fonds durables France, Novethic dévoile les chiffres clés 2020 et analyse les tendances de ce marché dynamique où le durable se décline sous toutes ses formes.
L’offre de fonds labellisée a le vent en poupe

En plein essor, le marché français de l’investissement responsable compte 245 fonds supplémentaires et atteint 461 milliards d’euros au 31 décembre 2020 (+66% par rapport à l’année précédente). 

Le fait marquant est l’explosion de la part de marché du label ISR. 

Deux facteurs expliquent le développement du label ISR en 2020 : l’entrée en vigueur de l’obligation créée par la loi PACTE qui oblige tous les distributeurs d’assurance vie, à proposer au moins un fonds labellisé (ISR, GreenFin ou Finansol), et le mouvement de labellisation de gammes, initié en 2018 par la Banque Postale Asset Management (LBPAM).

Les gestionnaires d’actifs misent en masse sur la labellisation pour conquérir les épargnants
Si le label Greenfin, dont la cible sont les fonds environnementaux, tire son épingle du jeu avec +45% de fonds supplémentaires et +140% en volume d’encours sur l’année, le label ISR se taille la part du lion. 

Les fonds labellisés ISR représentent plus de la moitié des fonds durables distribués aux épargnants français et deux tiers des encours.

En 2020, le label ISR a évolué. Il a durci ses exigences en matière de reporting et de transparence et intégré une nouvelle déclinaison immobilière. 13 premiers fonds ont été labellisés ISR immobilier en 2020, apportant une nouvelle dimension orientée sur l’amélioration des performances environnementales et sociales des actifs immobiliers détenus en portefeuille.

Dans cette bousculade au portillon de la labellisation se pose inévitablement la question de la visibilité et de la lisibilité de la finance durable pour les épargnants français, alors que cela va devenir un thème d’entretien avec leurs conseillers financiers dans les mois qui viennent.

Cible privilégiée : les placements à valeur ajoutée climatique
La thématique environnementale reste une tendance porteuse pour la finance durable et constitue toujours la moitié de l’offre de fonds thématiques (236 fonds à fin 2020 pour 120 Mds €) mais la dynamique est forte sur la prise en compte de critères climatiques.

Première conséquence : l’exclusion des énergies fossiles devient plus fréquente dans les portefeuilles durables et l’exclusion du charbon a tendance à se généraliser. 
Elle est appliquée par 60% des fonds durables recensés par Novethic en 2020, même si elle n’est pas requise pour obtenir le label ISR.
Seconde conséquence : la dynamique des fonds bas carbone s’amplifie en lien avec la multiplication des engagements des acteurs financiers à atteindre la neutralité carbone.
Fin 2020, une cinquantaine de fonds ont axé leur marketing sur une approche « bas carbone » mais leur ambition climatique varie. Certains sélectionnent des actifs qui veulent réduire leurs émissions, d’autres font le lien avec la limitation à 2 degrés du réchauffement climatique prévue par l’Accord de Paris de 2015.2020 est l’année du lancement des deux indices spécialisés promus par le plan d’action finance durable de l’Union Européenne
Le plus exigeant est dit « aligné sur l’Accord de Paris » (Paris Aligned Benchmark_PAB), 
l’autre est axé sur la transition vers une économie bas carbone (Climate Transition Benchmark_CTB).  
Tous deux commencent à servir de support à des fonds indiciels.

2021, année de la régulation pour les fonds durables
L’agenda réglementaire commence en mars, date butoir pour la mise en conformité de 
la documentation juridique des fonds durables français avec les recommandations de l’AMF. 
C’est aussi la date d’entrée en vigueur de la réglementation européenne sur le reporting. 
le reporting des fonds durables qui devront publier des informations sur leurs performances environnementales et sociales ainsi que sur l’impact financier de risques ESG comme le changement climatique. Cela devrait aboutir à une floraison d’indicateurs d’impact aux méthodologies variées qui feront toute la richesse du marché en 2021. 

L’objectif in fine est de faciliter le dialogue avec l’épargnant final en lui proposant des indicateurs de mesure de performance ESG, clairs et concrets.

Next Finance , le 4 mars 2021

Le conjoint d’un associé de SNC

Posted on December 23, 2020 at 5:53 AM Comments comments (319)
Le conjoint d’un associé de SNC ne peut devenir associé qu’avec l’accord des autres associés 

Lorsqu'un époux commun en biens souscrit des parts d'une société en nom collectif au moyen de biens communs, son conjoint ne peut revendiquer la qualité d’associé qu’avec l’accord de tous les autres associés.


Si un époux commun en biens souscrit ou acquiert des parts sociales non négociables (notamment, parts de société civile, de SARL ou de société en nom collectif) au moyen de biens communs, la qualité d'associé est reconnue pour la moitié des parts souscrites ou acquises à son conjoint qui a notifié à la société son intention d'être personnellement associé (C. civ. art. 1832-2, al. 3). 

Par ailleurs, les parts de SNC ne peuvent être cédées qu'avec le consentement de tous les associés (C. com. art. L 221-13, al. 2).Il résulte de la combinaison de ces textes, vient de juger la Cour de cassation, que la revendication de la qualité d'associé par le conjoint d'un associé en nom, bien que ne constituant pas une cession, est subordonnée au consentement unanime des autres associés, qui répondent indéfiniment et solidairement des dettes sociales. Lorsque le consentement d'un seul associé est requis, ce consentement est, à défaut de délibération, adressé à la société et annexé au procès-verbal prévu par l'article R 221-2 du Code de commerce.

Par suite, la Haute Juridiction a rejeté la demande de l’épouse d’un associé d’une SNC constituée de deux associés tendant à se voir reconnaître la qualité d’associé de la société : le seul coassocié de l’époux n’avait jamais été informé de la revendication faite par l’épouse et n’avait pas été convoqué à une assemblée générale portant sur cette demande ; la lettre officielle du conseil de ce coassocié adressée au conseil de l’épouse, et dans laquelle le coassocié indiquait ne pas s’opposer à la demande de l’épouse, ne pouvait pas être considérée comme un consentement satisfaisant aux exigences de l’article L 221-13 précité.

A noter : Au cours des débats parlementaires ayant précédé l'adoption de l'article 1832-2 du Code civil, il a été précisé que la revendication de la qualité d'associé par le conjoint ne constituait pas une cession ; en conséquence, les dispositions légales et statutaires relatives à l'agrément des tiers étrangers à la société en cas de cession de parts sociales n'étaient pas applicables et les associés voulant se réserver la possibilité de ne pas agréer le conjoint devaient insérer dans leurs statuts une clause à cet effet (JO Déb. Sénat 12-5-1982 p. 1953). 

La cour d’appel de Paris est allée dans ce sens, jugeant que, en l’absence d’une telle clause statutaire, le conjoint devient de droit associé dès que la société a reçu la notification de sa revendication puisqu’il n’est soumis à l’agrément que si une clause le prévoit (CA Paris 18-2-2020 n° 17/08258 : RJDA 6/20 n° 307).

Sans revenir sur le fait que la revendication de la qualité d’associé par le conjoint ne constitue pas une cession, c’est la première fois que la Cour de cassation applique à la revendication par l’époux d’un associé de SNC l’article L 221-13, al. 2 du Code de commerce, qui impose, nonobstant toute clause contraire, le consentement unanime des associés pour toute cession de parts, même entre associés.

 Lorsque le consentement d'un seul associé est requis, il n'est pas nécessaire, précise ici la Cour de cassation, de réunir une assemblée : il suffit de le constater dans un procès-verbal signé par l'associé et le gérant, conformément à l'article R 221-2 du Code de commerce.

La solution est à notre avis transposable à la revendication de parts de commandités de société en commandite simple qui sont des associés en nom et sont dans la même situation juridique que les associés de SNC : l’article L 222-8, al. 1 du Code de commerce dispose, en effet, que les parts sociales ne peuvent être cédées qu'avec le consentement de tous les associés.


Crédit immobilier : Renégocier l’assurance de prêt après avoir arrêté de fumer

Posted on October 7, 2020 at 7:57 AM Comments comments (243)

C’est un fait connu de tous : Fumer coûte cher dans la vie de tous les jours, mais aussi lorsque vous voulez réaliser un crédit immobilier.

En effet, fumer une cigarette, mais aussi vapoter une cigarette électronique, est un risque aggravé de santé qui aura pour conséquence d’augmenter considérablement le tarif de l’assurance de votre crédit immobilier.

Prenons un exemple concret pour se rendre compte des conséquences de l’arrêt de la cigarette sur le tarif de l’assurance emprunteur. Il s’agit là d’un exemple réel que nous avons réalisé.

Considérons la situation suivante : Homme, 38 ans, cadre en entreprise, qui roule moins de 
20 000 km par année. Montant du crédit immobilier à assurer : 250 000€ / 20 ans.

S’il se déclare non-fumeur : Le tarif des compagnies d’assurance de prêt varie entre 7241€ 
pour la moins onéreuse à 16178€ pour la plus chère.

S’il se déclare fumeur : Le tarif des compagnies d’assurance de prêt varie entre 9899€ 
pour la moins onéreuse à 25621€ pour la plus chère.

Les différences de tarifs sont énormes. L’écart de tarif entre le plus onéreux et le moins onéreux est un multiple de 2.5.
C’est considérable !

Je ne peux que vous encourager à changer de compagnie d’assurance de prêt si vous pouvez trouver un meilleur tarif.

Deux situations peuvent se rencontrer :
  • Soit vous êtes toujours fumeur et vous voulez renégocier votre contrat d’assurance de prêt pour trouver un meilleur tarif ;
  • Soit vous avez arrêté de fumer, et vous voulez donc, à juste titre, réduire votre cotisation d’assurance de prêt face à ce risque aggravé qui n’est plus.
 
Combien de temps après avoir arrêté de fumer peut on se déclarer non-fumeur ?
En réalité, la durée d’arrêt du tabac est librement fixée par les compagnies d’assurance de prêt immobilier, mais dans les faits un délais de 24 mois semble être la norme acceptée par les compagnies.

Attention à la tentation de la fausse déclaration qui consisterait à se déclarer non-fumeur alors que ce n’est pas vrai. En effet, la sanction est lourde. 

Le risque principal est la nullité du contrat d’assurance de prêt et donc l’absence totale de protection.

Est-ce-qu’il faut se déclarer « fumeur » si vous vapotez une cigarette électronique ?

Être assureur, c’est savoir gérer le risque. 
Ainsi, face à l’incertitude que présente la cigarette électronique sur la santé la majorité des compagnies d’assurance assimile fumer et vapoter. 
Ainsi, même si vous vapotez, vous devrez vous déclarer fumeur.
A défaut, la sanction de nullité du contrat pour fausse déclaration pourrait être une conséquence très lourde à assumer.

L'assurance complémentaire santé

Posted on July 29, 2020 at 5:30 AM Comments comments (537)
Une assurance complémentaire santé est un contrat qui a pour objet de prendre en charge tout ou partie des dépenses de santé non couvertes par l’Assurance maladie obligatoire en cas de maladie, d’accident et de maternité. 

La complémentaire santé peut être souscrite soit à titre individuel en s’adressant directement à un organisme complémentaire santé (mutuelles, entreprises ou sociétés d’assurance, institutions de prévoyance…), soit en adhérant à un contrat collectif (ou contrat groupe) par l’intermédiaire de l’employeur ou d’une association. 

Elle intervient en complément de l’Assurance maladie obligatoire, en prenant notamment en charge : Le ticket modérateur.

Il correspond à la partie des frais remboursables (base de remboursement) que l’Assurance maladie obligatoire ne prend pas en charge. 

Le ticket modérateur s’applique aux prestations suivantes : 
consultation médicale, analyses de biologie médicale, examen de radiologie, soins dentaires, achat de médicaments prescrits, etc. Les dépassements.

Ils correspondent aux frais de santé non pris en charge par l’Assurance maladie obligatoire. 

Les dépassements ne sont pas systématiques et sont à la discrétion du praticien qui doit les appliquer « avec tact et mesure ». 

Il peut s’agir d’une partie des honoraires de professionnels de santé, L’Assurance maladie obligatoire ne rembourse qu’une partie de vos dépenses de santé. Les frais restants sont théoriquement à votre charge. 

C’est ici qu’intervient votre complémentaire santé : elle vous rembourse tout ou partie de ces frais, en fonction des garanties prévues à votre contrat. de dépassements pour des soins prothétiques en dentaire ou orthodontiques, pour des lunettes ou des aides auditives... 

La complémentaire peut aussi rembourser partiellement ou intégralement (selon vos garanties) des soins non couverts par l’Assurance maladie obligatoire : Certains frais d’hospitalisation : chambre particulière, forfait journalier hospitalier… 

Des prestations de médecine dite « douce » ou « alternative » : ostéopathie, acupuncture, diététique… 
Certains achats en pharmacie : vaccins et médicaments non remboursables… 
Divers frais optiques : opération de la myopie, achat de lentilles de contact... 

Comment intervient ma complémentaire santé ? 

Remboursement de la complémentaire santé ticket modérateur dépassements (éventuels)
En plus du remboursement des frais de santé, votre complémentaire peut donner accès à des services tels que les réseaux de soins ou le tiers payant complémentaire.

le PER, nouveau produit d’épargne retraite

Posted on July 4, 2020 at 6:15 AM Comments comments (2269)


Lancé le 1er octobre 2019, le PER, nouveau produit d’épargne retraite qui succède au PERP et au contrat Madelin, rencontre un franc succès auprès des Français avec l’ouverture de plus 84.000 plans d’épargne retraite en l’espace de trois mois. 

Quelles sont les raisons de cet engouement ? 
Le PER peut-il devenir le nouveau placement préféré des Français ? 
Le PER et l’assurance-vie sont-ils complémentaires ? 


La crise sanitaire actuelle liée au coronavirus, qui s’accompagne d’une très lourde crise économique, a d’ores et déjà fait une victime collatérale. 

La réforme des retraites est en effet mise en suspens, reportée, voire purement et simplement annulée. Pourtant, pour chaque Français, la question de la préparation et du financement de sa retraite reste entière. 

Comment dès maintenant, est-il possible de se constituer un patrimoine pour compenser la perte de revenus lors du passage à la retraite ?

 L’assurance-vie ? Malgré la baisse du rendement du fonds en euros, ce contrat demeure toujours en tête de liste des placements préférés des Français. 

Mais, son principal intérêt est surtout de faciliter la transmission de son patrimoine grâce à une fiscalité avantageuse. A l’inverse, pour ceux qui souhaitent bénéficier de revenus complémentaires pour la retraite, le PER a une réelle carte à jouer en lieu et place de la traditionnelle assurance-vie.

Une fiscalité avantageuse :
De fait, ce nouveau placement, qui n’a encore pas fêté sa première année d’existence, bénéficie de nombreux atouts notamment pour les ménages soumis à une tranche marginale d’imposition supérieure à 30 %. 

L’épargnant a en effet la possibilité de déduire de son revenu imposable les sommes versées sur ce placement pendant l’année, dans la limite de 10 % des revenus professionnels, nets de cotisations, avec une déduction maximale pour 2020 de 32.419 euros. 

En outre, si à l’année N, ce plafond n’a pas été atteint, il est possible de reporter ce reliquat jusqu’à l’année N+3. Un dispositif qui peut permettre à un épargnant soumis à un taux d’imposition de 45 % de déduire jusqu’à 126.000 euros sur son revenu imposable.

Ce placement se révèle aussi très intéressant afin de protéger son conjoint. Grâce à la mutualisation des plafonds de déduction, le conjoint possédant le revenu le plus bas peut bénéficier d’un plafond plus élevé. 

Le PER constitue donc un outil idéal pour piloter au mieux sa fiscalité, notamment dans les cas d’importants différentiels de revenus au sein d’un couple. Moderne et souple, ce placement possède de nombreux atouts et peut être mis en place dès aujourd’hui pour profiter d’une déduction immédiate grâce au prélèvement à la source.

Une sortie en rente favorisée
A la différence des anciens produits d’épargne retraite, il est possible de récupérer en une seule fois l’intégralité de l’épargne issue des versements volontaires. Cette sortie en capital n’est toutefois qu’une option. 

L’objectif premier du PER est de faciliter voire de démocratiser la sortie en rente de son produit d’épargne.  Reste que l’investisseur peut finalement opter pour différents schémas de sorties : rente viagère, sortie en capital en plusieurs fois, ou encore sortie en rente et en capital. Mais il est crucial de bien faire attention à la fiscalité en fonction de l’option retenue. 

Pour profiter au maximum de l’effet de levier offert par ce placement, il est ainsi recommandé de privilégier une sortie en rente. En effet, si l’épargnant choisi à l’entrée de déduire de son revenu imposable ces versements, ceux-ci seront soumis au barème progressif de l’impôt à la sortie, et cela notamment dans le cas d’une sortie en capital. 

Même, si dans ce cas de figure, l’épargnant reste toujours gagnant car bien souvent, le taux d’imposition diminue lors du passage à la retraite. 

Autre atout non négligeable : il est possible en cours de vie du contrat et sous certaines conditions de récupérer le capital investi. 
Ainsi, même si, en théorie, l’épargne est bloquée jusqu’au départ en retraite, l’acquisition de sa résidence principale, la perte d’autonomie, 
le surendettement, le chômage de longue durée, etc. sont autant de motifs de déblocage anticipé du capital. 

Une souplesse considérable pour l’épargnant qui peut préparer sa retraite en toute sérénité tout en sachant qu’en cas de coup dur, le capital n’est pas immobilisé.

Enfin, grâce à de nouvelles règles de transférabilité, il est possible d’y transférer son contrat d’assurance-vie ainsi que l’ensemble des placements d’épargne retraite individuelle et collective déjà acquis vers ce nouveau PER. 

L’objectif du gouvernement est clair :faire du PER le produit d’épargne retraite qui accompagne les Français tout au long de leur vie. 

La balle est désormais dans le camp des épargnants pour faire du PER une réelle et totale réussite !

une rétraction de la consommation des énergies fossiles en 2020

Posted on June 17, 2020 at 5:09 AM Comments comments (193)
Sans surprise, la crise du Coronavirus va avoir pour effet une rétraction de la consommation des énergies fossiles en 2020, selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

 Le charbon, le pétrole et le gaz devraient reculer respectivement de 8 %, 9 % et 4 % cette année. 

Cette tendance pourrait perdurer à plus long terme et peut-être permettre d’engager un véritable virage vers un monde décarboné. D’autant plus que les énergies renouvelables se développent à des coûts de plus en plus compétitifs.

Dans un rapport publié le 10 juin, l’AIE prévoit que la pandémie aura par exemple un impact sur le marché du gaz jusqu’en 2025 au moins, car les capacités de production seront supérieures à la demande, faisant plonger les prix et les investissements. Ces derniers pourraient chuter de près d’un tiers dans le pétrole et le gaz et ceux liés à l’industrie du schiste, déjà sous pression, de moitié.

La croissance du gaz ne devrait ainsi augmenter que de 1,5 % par an en moyenne d'ici à 2025 tandis que la production de pétrole devrait baisser de 9 millions de barils par jour au même horizon.

La part du charbon continue quant à elle de se réduire dans le mix électrique mondial, même s'il reste encore majoritaire (40 %). L'Inde a pour la première fois enregistré une baisse du charbon de 3,5 % en 2019, tandis que celle-ci atteignait 12 % aux États-Unis ou encore 20 % en Allemagne. 

Le Royaume-Uni vient également d'enregistrer un record en se passant pendant deux mois d'électricité provenant de centrales à charbon, une première depuis la Révolution industrielle.     

Le pays s'est fixé pour objectif de ne plus avoir recours au charbon pour produire de l'électricité d'ici 2025. Le Covid-19 est une occasion à saisir.

Le recul de la demande et les risques croissants pour les investisseurs pourraient dès lors amputer des deux tiers la valeur des énergies fossiles et les profits de ce secteur, selon un rapport de Carbon Tracker Initiative, qui évalue les pertes à 25 000 milliards de dollars.

 "La concurrence d'énergies non carbonées aux coûts de plus en plus compétitifs, et les politiques des États en matière climatique et de souveraineté énergétique sont en train de pousser l'industrie du pétrole, du gaz et du charbon, vers le déclin final", prévient le think tank.

"Personne ne connaît l'ampleur de la reprise en 2021," explique à l'AFP l'auteur principal de l'étude, Kingsmill Bond.

 Mais le temps de retrouver les niveaux passés, "les technologies renouvelables seront assez développées pour répondre à la croissance de la demande". 

En 2019, l'électricité d'origine renouvelable a représenté 72 % de la croissance du secteur électrique, selon l'Agence internationale de l'énergie renouvelable (Irena). 

Or, quand une technologie concurrente absorbe la croissance et dépasse 5 % du marché, la technologie plus ancienne entame son déclin, comme l'histoire industrielle l'a montré, argumente Carbon Tracker.

La récente baisse du dividende chez Shell, la dépréciation de plus 4,8 milliards d’euros chez Repsol en début d'année ou de 17,5 milliards chez BP ainsi que la suppression de 10 000 emplois au sein de la major britannique sont autant de signaux en ce sens. 

L’OCDE et l’AIE appellent ainsi les États à profiter des actions de relance post Covid-19 pour éliminer le soutien aux énergies fossiles. Et le PNUE (Programme des Nations Unies pour l'environnement) prévient : "si on rate cette chance, il pourrait devenir encore plus difficile de trouver les financements pour décarboner le système énergétique dans une économie mondiale post Covid-19 caractérisée par des dettes publiques élevées et des finances sous contrainte dans le secteur privé."

La contribution des entreprises et des investisseurs aux objectifs de développement durable (ODD)

Posted on May 15, 2020 at 4:38 AM Comments comments (96)

Les acteurs économiques et financiers sont explicitement appelés à contribuer aux objectifs de développement durable (ODD) pour participer à un développement économique soucieux de respecter les populations et la planète. 
Voici les raisons qui les motivent à participer à l’effort commun et la façon dont ils y contribuent aujourd’hui.

Sommaire
  1. Coût et opportunités des odd
  2. Pourquoi s'engager ?
  3. Les stratégies de terrain
  4. Le risque de l'ODD washing

  Par leur puissance économique, les entreprises, actionnaires et investisseurs ont le pouvoir de contribuer positivement à la réalisation des ODD, ou au contraire de faire obstacle à leur atteinte. Entreprises et investisseurs peuvent contribuer positivement aux ODD en développant des modèles d’affaires qui répondent directement à un ou plusieurs de ces objectifs tout en essayant de limiter leurs impacts négatifs par exemple sur le climat, la santé ou encore l’emploi.

1. Coût et opportunités des odd
Un coût chiffré à plusieurs milliers de milliards de dollars chaque année Selon les données de la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement), le coût des ODD est estimé entre 5 000 et 7 000 milliards de dollars par an. 
Une partie importante est dédiée aux infrastructures résilientes au changement climatique. Le financement des ODD semble assuré pour les pays en développement. 
Mais l’écart de financement est important dans les pays en développement, qui comptent pour près d’un tiers des dépenses. 
Selon le Fonds monétaire international (FMI), il leur manque 2 600 milliards de dollars par an, particulièrement dans les domaines de la santé, de l'éducation, des infrastructures routières et énergétiques, de l'eau et de l'assainissement. 
Pour les pays en développement à faibles revenus, cela signifie des dépenses annuelles supplémentaires pouvant atteindre 15 % de leur produit intérieur brut. 
La solidarité financière est attendue entre pays développés et en développement et est actée dans l’ODD 17 sur les partenariats. 
Cependant, l’aide publique au développement a connu un inquiétant recul en 2018, la plupart des pays ne tenant pas leur engagement d’y consacrer 0,7 % de leur PIB. D’où l’importance de développer le financement privé.    
12 000 milliards de dollars d’opportunités Les ODD pourraient générer des opportunités commerciales de l’ordre de 12 000 milliards de dollars par an selon l’étude "Better Business, better world" publié en 2017 par la Business and Sustainable Commission (BSC). 
Quatre grands secteurs d’activité, essentiels à la réalisation des ODD et représentant 60 % de l’économie réelle, sont particulièrement concernés : l’alimentation et l’agriculture ; la construction et l’urbanisme ; l’énergie et les matériaux ainsi que la santé et le bien-être. 
Les opportunités sont importantes car il s’agit d’inventer et de développer des modèles d’affaires alternatifs à l’économie dite linéaire (produire, consommer, jeter) comme l’économie circulaire, l’économie de la fonctionnalité, l’économie collaborative ou le biomimétisme. 
Plus concrètement, l’étude cite les smart cities, les micro-fermes urbaines, les services individualisés de santé, les nouvelles formes d’énergie et de stockage, ou encore les matériaux innovants. 
Ces différents secteurs pourraient fournir 380 millions d’emplois, en très grande majorité dans les pays en développement et notamment dans la construction de logements abordables.

2. Pourquoi s'engager ?
Un nouveau rôle des entreprises dans la société Les entreprises sont de plus en plus appelées par leurs parties prenantes à montrer comment elles contribuent à la résolution des grands défis mondiaux. Les ODD permettent aux entreprises de voir si leur stratégie est alignée avec ces attentes et ces grands enjeux. 
Les ODD peuvent aussi être une grille d’analyse pour détecter les opportunités de marchés ou, dans le cas d’un investisseur, d’identifier les entreprises qui seront le plus à même de les saisir. 
 
Au-delà de la RSE Pour contribuer aux ODD, il ne s’agit plus de seulement réduire ses impacts négatifs, comme c’est encore trop souvent le cas dans une démarche de responsabilité sociétale, mais de voir comment son modèle d’affaires contribue positivement à la durabilité de la planète. 
Et ce, dans le cadre d’objectifs définis par des acteurs multiples et internationaux si possible, validés par la science. 
Dans le cas de l’action climatique, c’est l’idée de l’initiative Science Based Targets qui permet de voir si les objectifs de l’entreprise sont en ligne avec ce qui est demandé par l’Accord de Paris. 

3. Les stratégies de terrain
Pour les entreprises, un outil de communication plus qu’un outil de transformation des modèles d’affaires Il existe une forte prise de conscience, au niveau mondial, de l’intérêt des ODD pour les acteurs économiques.
72 % des entreprises interrogées par le cabinet Pwc au niveau mondial (730 entreprises dans 21 pays) ont intégré les ODD dans leur communication publique en 2018.
Cependant, si la référence aux ODD est devenue un passage obligé pour les grandes entreprises internationales en termes de communication, leur intégration dans la stratégie est loin d’être acquise. C’est aussi le cas des entreprises françaises, selon une étude Novethic/B&L évolution

Pour les entreprises du CAC40 et du SBF120, les ODD permettent globalement d’accompagner la stratégie RSE mais sans bouleverser les modèles d’affaires, notamment avec la création de produits et services dédiés.    
Si les ODD doivent bien être pris en compte dans leur globalité, les entreprises les plus avancées sur ce sujet définissent cependant des objectifs prioritaires sur lesquels elles peuvent contribuer de manière significative. 
Parmi les principaux ODD cités : la lutte contre le changement climatique, le travail décent et la croissance économique ainsi que la production et consommation responsable. Des ODD qui correspondent aux objectifs stratégiques des entreprises ou sur lesquels elles ont un important levier d’action. Le problème reste celui de la mesure de cette contribution. 
Les indicateurs utilisés restent souvent spécifiques à l’entreprise et sont donc peu comparables. 

Les entreprises ont également tendance à réutiliser ceux de la mesure extra-financière (ex : déclaration de performance extra-financières) qui restent pourtant insuffisants dans le cadre d’une mesure d’impact plus à même de mesurer la contribution aux ODD. 
Enfin, il est intéressant de voir que 71 % des entreprises françaises déclarent reporter sur les ODD pour se conformer aux attentes des investisseurs (en direct ou via des agences de notation).   
Pour les investisseurs, un outil d’analyse plus qu’un guide d’investissement,
selon une étude Novethic réalisée auprès des investisseurs institutionnels européens signataires des PRI (228 institutions), près de la moitié d’entre eux communiquent sur les ODD, soit près de 90 % en termes d’encours. Parmi les pays les plus allants, on trouve les pays nordiques (Suède, Danemark…) et les Pays-Bas. Mais la France n’est pas en reste. 
Pour les plus gros investisseurs institutionnels français, difficile également de faire l’impasse sur les ODD. Les 35 % des 100 plus gros investisseurs institutionnels français sensibilisés aux objectifs représentent 80 % des encours. Cela est notamment lié à leurs obligations en matière de reporting ESG (environnement, social et gouvernement) définis par la loi de Transition énergétique. Comme pour les entreprises, les investisseurs définissent des ODD prioritaires sur lesquels agir. Ils sont peu ou prou similaires, c’est-à-dire orientés sur la question climatique (ODD 13 et 7) et la croissance économique (ODD8).    
Les ODD restent plus un guide d’évaluation des investissements existants en portefeuilles qu’un outil de décision d’investissement mais on note une volonté affichée d’y parvenir. On recense encore peu d’investissements dédiés ODD et ceux-ci restent très attachés à finance verte (green bonds, actifs forestiers, infrastructures vertes) ou liés au logement décent. Quelques social bonds sont mentionnés, essentiellement par les acteurs publics (agence de développement notamment).

Mais plusieurs experts s’accordent sur le développement de sustainability ou SDG bonds (obligations ODD). Là encore, la mesure d’impact semble être un frein à l’intégration des ODD.   Quel dialogue entre entreprises et investisseurs sur les ODD ? À ce stade, il reste une impression de rendez-vous manqué entre investisseurs et entreprises sur la question des ODD (voir notre étude ici). Alors que ce référentiel est porteur d’un langage commun, il reste peu vecteur de dialogue et semble freiné par la complexité de son intégration opérationnelle et la difficulté de sa mesure.   

4. Le risque de l'ODD washing
Si les grands acteurs économiques et financiers ont rapidement adopté les ODD dans leur communication, ils reportent essentiellement sur leur contribution positive en omettant l’impact négatif que leurs activités peuvent avoir sur les différents ODD.
Il existe donc un réel risque d’ODD washing. 
Si l’on prend l’exemple d’un fabricant de tabac, a priori celui est considéré, de part son activité, comme un acteur faisant obstruction aux ODD, notamment à celui sur la santé (ODD3) ou de la protection des océans (ODD 14) et à l’eau potable (ODD6) car les mégots sont source de pollution de l’eau. Pourtant, certaines entreprises du secteur n’hésitent pas à affirmer qu’elles contribuent positivement à l’ensemble des ODD, particulièrement à celui sur la santé en mettant sur le marché des cigarettes électroniques qu’elles jugent moins nocives ou à celui sur l’eau car elles réduisent la consommation nécessaire à la fabrication des cigarettes... 
Si un tel fabricant peut être considéré comme un meilleur de la classe ("best in class") dans son secteur par une approche dite ESG (basée sur une analyse des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance), les agences de notation extra-financières utilisant les ODD dans leur grille d’analyse les classent bien comme "obstructeurs significatifs". 
Autre exemple, plus complexe, celui des voitures électriques, un constructeur automobile peut avoir un impact positif sur l’ODD 13 concernant la lutte contre le changement climatique mais peut faire obstacle à l’ODD 16 sur la paix et à l’ODD 8 sur le travail décent car le cobalt nécessaire à la construction des batteries provient de RDC, zone à risque en matière de minerais alimentant les conflits. 

Les fonds durables confirment leur résilience en période de crise

Posted on April 21, 2020 at 5:57 AM Comments comments (1328)


Sur le premier trimestre de l’année, les fonds durables de la base Novethic confirment leur surperformance par rapport aux fonds actions classiques. 

Ils font montre d’une plus forte résilience pendant la phase de panique des marchés, notamment dans la zone euro. Les fonds durables auront moins pâti que le reste du marché de la crise liée à la pandémie de Covid-19 sur le premier trimestre. 

L’équipe de recherche de Novethic a étudié la performance des 397 fonds durables en actions de sa base pour la comparer aux grands indices de référence, comme elle l'avait déjà fait au début de la crise du coronavirus. Elle semble montrer une plus grande résilience de ces fonds aux fluctuations des marchés financiers.

Sur l’ensemble du premier trimestre, les fonds durables ont surperformé par rapport au marché de +0,7 %.

 "En moyenne, depuis le début de l’année, les fonds durables surperforment par rapport aux indices "classiques" associés, sauf aux États-Unis où les fonds durables ont néanmoins mieux résisté à la baisse des marchés", remarque Lorène Moretti, analyste produits financiers durables chez Novethic. 

C’est en effet en décomposant cet écart de performance, entre la période de panique sur les marchés financiers jusqu’au 18 mars et la petite remontée qu’ils ont connu ensuite, que les résultats sont encore plus frappants. 
Pendant la phase baissière, jusqu’au 18 mars 2020, les fonds durables de la base Novethic ont surperformé les fonds classiques de +1,4 % sur cette période. Puis, lorsque les marchés sont repartis à la hausse, les fonds classiques ont repris un très léger avantage, l’écart étant passé à -0,7 %. 

Avec toutefois quelques disparités entre les régions :
Des disparités régionales pendant la période de baisse des marchés, la surperformance des fonds durables aux États-Unis par rapport à l’indice S&P 500 n’est ainsi que de 0,5 %, sachant que la chute des marchés n’a pas été aussi violente qu’en Europe. 

Selon Morningstar, les fonds ESG américains ont d’ailleurs enregistré des records de collecte sur le premier trimestre, avec 10,5 milliards de dollars, même si les flux ont fléchi sur le mois de mars tout en restant positifs.

En Europe, l’écart n’est également que de +0,6 % par rapport à l’indice MSCI Europe. La surperformance est en revanche bien plus forte au niveau de la zone euro où l’écart de performance atteint +3,1 % en faveur des fonds durables, par rapport à l’Eurostoxx. 

Les fonds durables commercialisés en France enregistrent également un écart important de +1,3 % par rapport au Cac 40.

Lorsque les marchés financiers ont commencé à se reprendre à partir du 19 mars, l’écart de performance a plutôt tourné à l’avantage des fonds classiques.

La zone euro a en toute logique connu la plus forte correction, qui s’est toutefois limitée à un écart de performance de -1,2 % en défaveur des fonds durables (contre une surperformance de +3,1 %). 

Sur l’ensemble de l’Europe, la sous-performance n’est que de -0,1 %, et de -0,5 % aux États-Unis.

Ces tendances devront être suivie sur le reste de l’année, pour vérifier la bonne tenue des fonds durables à la fois en période de crise, mais également en période de reconstruction de l’économie. 

De plus en plus de voix s’élèvent, notamment en Europe, pour que les plans de relance prennent en compte la résilience des entreprises aux crises majeures, qu’elles soient sanitaires, climatiques, sociales, etc. L’orientation des flux financiers vers la finance durable est, dans ce cadre, d’autant plus importante.

OPCI SwissLife Dynapierre.

Posted on March 27, 2020 at 6:07 AM Comments comments (3447)






Dans le contexte sanitaire, économique et financier actuel, nous tenions à vous informer des évolutions récentes concernant les investissements en immobilier de notre OPCI SwissLife Dynapierre.



Les investissements en immobilier

Dans un contexte où les bourses mondiales sont particulièrement affectées différents éléments sont à prendre en compte en immobilier :

Le marché de l’investissement

Après plus de 10 ans d’expansion, le marché de l’investissement devrait connaître une période attentiste légitime face à l’évolution encore incertaine de la gestion de la pandémie et des mesures économiques qui en découleront. Toutes les activités économiques sont touchées de manière directe ou indirecte et l'impact dépendra de l'amplitude et de la durée du choc (récession technique ou plus). La dynamique doit se penser à long terme et non pas à chaud. Forcément, en assurant aux entreprises de passer le cap et en les aidant à renouer avec un sentier de croissance, l'immobilier d'entreprise en bénéficiera.

La valorisation des actifs immobiliers et des fonds d’investissement

Dans ce contexte attentiste, il pourrait y avoir dans les prochains mois une révision des valeurs vénales des actifs immobiliers. Néanmoins, celle-ci semblerait être limitée par rapport à la décote des marchés financiers.

Les valeurs locatives

A l’avenir pour analyser l’impact sur les loyers, il faudra distinguer les locataires en fonction de
leur typologie qui sera plus ou moins affectée par l’économie mondiale, et également distinguer les immeubles en fonction de leur nature : bureaux, commerces, services, hôtels et logistique.


 
Quelles conséquences sur l’OPCI SwissLife Dynapierre ?

Depuis 2016, l’OPCI SwissLife Dynapierre s’emploie à acheter des actifs situés dans les grandes métropoles européennes. Le fonds a aussi accordé une place très importante au marché le plus profond et le plus liquide : l’immobilier de Bureaux en France et en Europe.

 Il a également diversifié la typologie de ses actifs en investissant dans des commerces situés dans les quartiers centraux des grandes villes européennes et dans le secteur de l’hôtellerie pan-européenne permettant de s’adresser à une clientèle à la fois business et touristique.

Bien sûr des questions peuvent d’ores et déjà se poser quant à la solvabilité de certains locataires. Néanmoins, nos équipes ont toujours sélectionné des emplacements exploités par des très grands groupes internationaux. Cette stratégie de diversification géographique et sectorielle a pour objectif de limiter les impacts des mouvements économiques. Mais en cette période de gravité,   
il ne faut pas hiérarchiser les pays d’Europe et leurs marchés immobiliers car nous manquons à ce jour de recul : il faut s’inscrire dans l’action et la responsabilité collectives avec une vision européenne sur une classe d’actif qui se gère avec une duration longue.

Enfin, au 28 février 2020, la poche financière est toujours majoritairement composée de liquidités (36,44% de l’actif brut), faiblement exposée aux foncières cotées (2,45% de l’actif brut), et aux OPCVM (2,67% de l’actif brut). Le fonds devrait être en conséquence légèrement impacté dès la prochaine VL par la forte baisse observée sur les marchés financiers plus particulièrement sur les foncières cotées.

De façon immédiate :

Le fonds n’a pas connu de dépréciation à ce jour sur ses investissements immobiliers principalement de type « core » et l’impact est faible sur sa poche financière, majoritairement investie en liquidités. Sa performance depuis le début de l’année et arrêtée au 13 mars est toujours positive.

• A ce jour, nous n’avons subi aucun retard de facturation sur les loyers et les encaissements ont été conformes à nos prévisions et engagements à fin février 2020.

• Au 20 mars, le fonds n’a subi strictement aucun rachat inhabituel.


Les perspectives à moyen terme :

• Sur la valorisation les risques de dépréciation existent d’ici la fin d’année mais la baisse semble à ce jour limitée compte tenu des prix actuels et de la demande effective.

• Sur les valeurs locatives, des inconnues persistent :

- En fonction des annonces du gouvernement et de leur mise en application ;

- En fonction de la conjoncture globale et de la capacité des locataires à honorer leurs engagements.

Pour finir, des difficultés temporaires pourraient bien sûr apparaître concernant la gestion locative. Nos équipes feront tout leur possible pour maintenir le niveau actuel des loyers mais en tant que société de gestion nous devrons aussi rester attentifs et solidaires quant à l’aide que nous pourrions apporter à l’économie et à nos locataires.

Enfin et quel que soit l’avenir de l’économie mondiale dans les prochains mois, nous restons intimement convaincus que les marchés immobiliers « core » conserveront leur capacité à encaisser les chocs structurels et à reprendre leur progression dans la prochaine phase de relance économique.













OPPORTUNITES 2020

Posted on December 28, 2019 at 5:14 AM Comments comments (1482)
Shamik Dhar, chef économiste, et Alicia Levine, chef stratégiste, chez BNY Mellon Investment Management, dévoilent les principaux risques et les principales opportunités qui, selon eux, pourraient influencer les marchés au cours des douze prochains mois.

Risque 1 : retenue de la FED (probabilité : 10 %) 

Aux États-Unis, Alors qu’aux Etats-Unis l’indice des prix à la consommation augmente, les marchés anticipent à nouveau des hausses de taux et fuient les actifs risqués (par exemple, dette émergente en devise forte). 

Risque 2 : conséquences du Brexit (probabilité 25 %)

Jeremy Corbyn, le chef du parti travailliste, remporte les élections générales et annule le Brexit. Les craintes de nationalisation font chuter le marché boursier britannique, avant une contagion des autres marchés…

Risque 3 : chancellement de la Chine (probabilité 30 %)

La demande intérieure moribonde plonge l’économie chinoise dans le marasme. Le chômage augmente et les troubles à Hong Kong s’intensifient alors que les usines sont paralysées. 

Risque 4 : troubles géopolitiques au Moyen-Orient (probabilité 5 %)

Le conflit entre Iran d’un côté, et Israël et Arabie saoudite de l’autre, s’intensifie. Un premier engagement direct s’ensuit, perturbant l’offre de pétrole et augmentant le risque d’enlisement et d’escalade du conflit au-delà de ces pays. 

Risque 5 : repli du libre-échange (probabilité 30 %)

Les subventions accordées par l’Union européenne à Airbus accentuent la guerre commerciale en cours. Cette fois, c’est le secteur automobile européen qui est dans le viseur de Washington. 
Trump s’en mêle afin d’envoyer un signal fort à la Chine. 

Risque/opportunité 6 : nirvana d’un Brexit sans accord (probabilité 30 %)

Un Brexit dur se révèle beaucoup moins désastreux sur le plan économique qu’on ne le craignait. 
Les actifs libellés en livre sterling surperforment dans le sillage d’une forte dépréciation de la devise britannique. 

Risque/opportunité 7 : bataille présidentielle (probabilité 60 %)

L’élection présidentielle américaine fait l’objet d’un battage médiatique. Les marchés font des machinations politiques jusqu’aux résultats de l’élection puis pourraient se stabiliser.

Risque/opportunité 8 : tourmente budgétaire (probabilité 20 %)

Les rendements des Bunds allemands s’envolent, ceux des obligations internationales montent en flèche et les valeurs sûres sont délaissées, ce qui entraîne des pertes dans les portefeuilles obligataires. 

Opportunité 9 : pause dans la guerre commerciale (probabilité 60 %)

Donald Trump signe un accord commercial avec la Chine avant l’élection présidentielle américaine. Même s’il s’agit d’un accord peu substantiel, le soulagement des marchés fait rebondir les valeurs cycliques. Les banques, elles, surperforment. 

Opportunité 10 : bénéfices supérieurs aux attentes (probabilité 50 %)

Les entreprises américaines publient des bénéfices supérieurs aux attentes, après avoir fait preuve d’une prudence excessive dans leurs prévisions pour 2019.


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